Bad Bunny

Il s’appelle Benito Antonio Martínez Ocasio, il est né le 10 mars 1994 à Vega Baja, Puerto Rico, et il a changé la musique latine pour toujours. Sous le nom de scène Bad Bunny, cet enfant de la classe ouvrière portoricaine — qui emballait des courses dans un supermarché le jour et uploadait ses premières productions sur SoundCloud la nuit — est devenu l’artiste latin le plus écouté de l’histoire, le premier à avoir été nommé artiste le plus streamé sur Spotify quatre années consécutives, et le premier dont un album entièrement en espagnol a remporté le Grammy du meilleur album de l’année (DeBÍ TiRAR MáS FOToS, 2025).

L’ascension d’un outsider

Tout commence en 2016 avec Soy Peor, une bombe de Latin trap qui circule d’abord dans des cercles restreints avant d’exploser sur les ondes. Le jeune rappeur adopte une esthétique délibérément dérangeante : ongles vernis, vêtements oversize, maquillage, iconographie LGBTQ+ assumée — dans un genre dominé par les codes de la masculinité la plus rigide. Ce faisant, il ouvre des portes que beaucoup pensaient murées dans la musique urbaine latina.

Les collaborations s’enchaînent à une vitesse vertigineuse — MIA avec Drake (2018), I Like It avec Cardi B et J Balvin, Callaita en solo — et chaque sortie redéfinit les frontières du reggaeton et du trap latino. Son premier album X 100PRE (2018) pose les bases d’une discographie qui refusera systématiquement de se laisser enfermer dans un seul genre.

Une œuvre en mouvement permanent

YHLQMDLG (2020) — acronyme de “Yo Hago Lo Que Me Da La Gana”, je fais ce qui me plaît — est peut-être l’album qui cristallise le mieux son rapport à la musique : libre, instinctif, ancré dans les sonorités de la rue portoricaine tout en absorbant des influences allant du punk à la bolero. El Último Tour Del Mundo la même année devient le premier album entièrement en espagnol à atteindre le sommet du Billboard 200.

Un Verano Sin Ti (2022) marque l’apogée critique et populaire de sa première décennie : un double album de 23 titres qui célèbre la musique des Caraïbes dans toute sa diversité — reggaeton, dembow, cumbia, mérengueton, salsa —, nommé aux Grammy pour l’album de l’année et considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs albums de la décennie.

DeBÍ TiRAR MáS FOToS (2025) referme une boucle : enregistré à Puerto Rico, en hommage à l’île et à ses habitants, cet album plus intime et plus politique lui vaut enfin la reconnaissance suprême de l’académie américaine.

Un phénomène total

Bad Bunny n’est pas seulement un musicien : il est une force culturelle. Amateur de catch (il a participé à des matches de la WWE), acteur (Bullet Train, Cassandro), icône de mode en collaboration avec Adidas — son influence déborde largement le cadre musical. En février 2026, il a fermé le halftime show du Super Bowl LX devant 130 millions de téléspectateurs, performance unanimement saluée comme l’une des plus spectaculaires de l’histoire de l’événement.

Avec plus de 99 millions d’auditeurs mensuels sur Spotify, il reste aujourd’hui l’artiste de langue espagnole le plus écouté du monde — et, à 32 ans, il est loin d’avoir fini.

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