Le Bleu

Il y a dans l’histoire de Le Bleu quelque chose qui ressemble à un roman de formation. Deux lycéens qui se rencontrent grâce au cinéma, découvrent qu’ils partagent une passion pour la musique, et finissent par construire un groupe qui dépasse largement la somme de ce qu’ils étaient au départ. Ce n’est pas une histoire inédite. Mais c’est une belle histoire — et ce que Le Bleu en a fait mérite qu’on s’y attarde.

Deux amis, un banc de lycée, une passion commune

Le Bleu, c’est avant tout deux amis de lycée, Arthur et Hugo, qui se rencontrent en 2017 à Toulon, en section cinéma. Ce n’est pas la guitare ou la batterie qui les rapproche d’abord — c’est l’image, les films, la narration visuelle. Après quelques essais créatifs dans ce septième art, c’est finalement la musique qui scellera définitivement leurs rêves et leurs ambitions.

Le duo se forme fin 2021. Arthur se place derrière la guitare, Hugo au chant. Entre les deux, une répartition claire et complémentaire : Arthur apporte la composition, Hugo l’écriture. Le Bleu, c’est deux univers croisés. À l’heure actuelle, c’est la genèse. On veut tester, oser, s’amuser. Alors, on ne s’interdit rien et on s’amuse de tout.

En août 2024, le groupe s’enrichit de deux nouveaux membres : Barny à la batterie et Pat à la basse, complétant la formation du duo originel en un quatuor à plein régime. Le Bleu n’est plus seulement une promesse à deux voix — c’est désormais un groupe de scène au sens plein du terme.

Un son entre deux rives

Le Bleu est un groupe de rock indépendant originaire de Toulon, inspiré par Fontaines D.C., Zed Yun Pavarotti ou Feu! Chatterton. Le groupe se distingue par un son mêlant poésie brute et puissance sonore, avec une énergie scénique unique, qui puise dans le rock britannique et irlandais.

Le Bleu, c’est de la musique pop rock avec quelques pointes d’électro et de techno. Les références citées dessinent la carte d’un groupe qui regarde vers Dublin et Londres autant que vers Paris : la post-punk tension de Fontaines D.C., la sensibilité mélancolique de Feu! Chatterton, la noirceur de The Murder Capital, la puissance rock de Wunderhorse. Des groupes qui chantent le monde avec une urgence que la France rock redécouvre peu à peu.

New wave, techno, rock, ballade — n’allez pas chercher à catégoriser précisément ce que vous entendez. Tel un 21 juin en bas de chez vous, c’est une prestation curieuse et spontanée qui vous est donnée d’entendre. Ce mélange d’influences — qui aurait pu n’être qu’un catalogue d’emprunts — finit par former quelque chose de cohérent, une identité sonore reconnaissable.

De Porte 11 aux premières grandes scènes

Le duo sort en mai 2023 son tout premier EP Porte 11, composé de six titres mêlant influences rock et électro. Il mutualise simplement leurs affinités et leurs aptitudes. C’est de la musique spontanée, on s’est essayé à tout ce qui nous faisait de l’œil. Le résultat est accueilli avec chaleur : il se retrouve en tête de playlist Spotify pendant plusieurs semaines, offrant au duo une visibilité prometteuse.

Accompagnés par Tandem — la scène de musiques actuelles départementale du Var — ils sortent en 2024 leur tout premier clip ainsi qu’une live session studio filmée au Studio 18. La même année, France Bleu les repère et diffuse leur titre Tout éteindre, un EP parfois rock parfois britpop, sans jamais s’enfermer dans des cases, mais surtout toujours avec des textes en français.

La trajectoire scénique s’accélère rapidement. Après des débuts remarqués sur la scène parisienne du Supersonic et une série de concerts dans leur région natale, Le Bleu prend son envol en juillet 2024 en jouant au prestigieux MIDI Festival, aux côtés d’artistes tels que Royel Otis, Lime Garden, et Mary in the Junkyard. Une affiche internationale, pour un groupe qui n’a alors que quelques mois de scène collective derrière lui.

Quelques mois plus tard, ils confirment leur ascension en montant sur la scène du Zénith Live de Toulon pour le Rade Side Festival, en première partie de Brique Argent et Isaac Delusion. Le Bleu joue dans sa ville, devant ses gens, sur la plus grande scène de la région. C’est un moment de bascule.

Une reconnaissance institutionnelle qui s’accélère

En 2025, Le Bleu est lauréat du Quart2Tour — le tremplin régional qui sélectionne les artistes émergents de la zone PACA/Corse les plus prometteurs. Cette reconnaissance par les professionnels du secteur confirme ce que le public ressentait déjà sur scène.

Plus significatif encore : Le Bleu est sélectionné parmi les iNOUïs du Printemps de Bourges 2026, la sélection nationale la plus prestigieuse pour les artistes émergents de France. Le groupe représente la région PACA/Corse — une reconnaissance qui place Le Bleu dans le sillon de nombreux groupes qui ont fait de ce tremplin un véritable tremplin vers la notoriété nationale.

Le single Pars sans moi, leur sortie la plus récente, est désormais disponible sur toutes les plateformes — et annonce la suite d’un groupe qui a clairement décidé que la vitesse lui réussit.

Toulon, une ville qui produit

Le Bleu n’est pas seul dans son aventure toulonnaise. La ville, souvent éclipsée par Marseille ou Nice dans les conversations sur la scène rock du Sud, produit depuis quelques années une génération de musiciens qui refusent la résignation provinciale. Résolument tourné vers l’avenir, le groupe ambitionne de marquer la scène rock française et internationale. Ce n’est pas une formule de presse — c’est une direction de travail.

Il y aura un avant et après Porte 11 pour nous. C’est un fait précieux d’assister aux commencements musicaux d’un groupe. Le Bleu est encore au commencement. Et tout ce que ce commencement laisse entrevoir donne envie de suivre la suite de très près.

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