La Sainte Rock

Quand le rock plante ses amplis au pied de la Sainte-Victoire

Né d’un rêve et d’une montagne, La Sainte Rock Festival est la preuve vivante que le rock indépendant français n’a pas dit son dernier mot. Porté par l’association Wild & Civilized, ce festival 100 % rock a vu le jour en 2024 au pied de la montagne Sainte-Victoire, dans les Bouches-du-Rhône, avec une ambition simple : offrir à la scène rock, stoner et grunge un écrin à la hauteur de son énergie — loin des programmations fourre-tout et des concessions au mainstream.

Genèse : un sommelier, une montagne, et six guitares

L’histoire commence avec Virgile Zibolt, sommelier aixois et amoureux du rock, qui nourrit depuis longtemps l’envie de croiser ses deux passions : la bonne bouffe et la musique brute. Dans un paysage culturel aixois plutôt tourné vers la musique classique et le lyrique, il identifie un vide béant — celui d’un événement rock digne de ce nom au cœur de la Provence.

La rencontre avec Mylène Margail, élue à la culture de la commune de Beaurecueil et elle-même amatrice de rock, fait basculer le projet du fantasme à la réalité. La mairie met à disposition la Ferme de Beaurecueil, ancienne maison de correction pour adolescents réhabilitée en salle des fêtes, nichée au pied de la Sainte-Victoire. Le cadre est bucolique, chargé d’histoire, et parfaitement décalé pour un festival rock — c’est-à-dire idéal.

L’ADN du festival

Rock, rock, rock. Pas de concession, pas de diversification forcée. La Sainte Rock revendique une programmation 100 % rock dans toutes ses déclinaisons : indé, garage, psyché, stoner, grunge, punk-rock, blues rock. C’est à la fois sa signature et sa force dans un paysage festivalier qui tend souvent vers l’éclectisme de compromis.

Rock et bistronomique. Depuis la première édition, le festival cultive un rapport gourmand à l’événement : food-trucks sélectionnés (La Mini Dinette, Frankie, Yann de Breizh, Empanadas Clau), brasserie et bar à vins. L’idée est celle d’un festival où l’on mange aussi bien qu’on headbangue.

Engagement solidaire. Le partenariat avec la Ligue contre le cancer, les places offertes à des publics empêchés — la dimension solidaire n’est pas un ajout marketing mais un pilier du projet depuis l’édition #2.

Ancrage provençal. Même en quittant Beaurecueil pour le 6MIC, le festival reste profondément lié à son territoire : la montagne Sainte-Victoire comme totem, Aix-en-Provence comme point d’ancrage, la scène locale mise à l’honneur à chaque édition.

Ce qu’il faut retenir

La Sainte Rock, c’est l’histoire d’un festival qui fait exactement ce que son nom promet : du rock, au pied d’une montagne sacrée, sans détour ni faux-semblant. En trois éditions, le festival est passé d’une journée dans une ferme à deux soirées dans la salle de référence d’Aix-en-Provence — deux éditions à guichets fermés, une montée en puissance qui ne doit rien au hasard et tout à la cohérence d’un projet porté par la passion. Avec Deportivo, The Last Internationale et Dätcha Mandala en têtes d’affiche 2026, La Sainte Rock confirme qu’on peut rester fidèle à un ADN 100 % rock tout en montant en gamme. Le festival qui manquait à la Provence.

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