Chaque mois de juin, un coin de plaine du Burgenland, à Nickelsdorf, tout près de la frontière hongroise, se transforme en capitale européenne du rock et du metal. Sur les Pannonia Fields II, le Nova Rock rassemble pendant quatre jours des dizaines de milliers de fans venus de toute l’Europe centrale — un rendez-vous devenu, en vingt ans, l’un des plus grands festivals de musiques lourdes du continent.
2005 : un festival né dans la boue
Le Nova Rock voit le jour en 2005, porté par la société fondée fin 2004 par Ewald Tatar — surnommé depuis « Mr. Nova Rock » —, Thomas Zsifkovits et Harry Debnam, avec le soutien du promoteur allemand FKP Scorpio. La première édition, menée par Green Day et System of a Down et complétée par Die Ärzte, Audioslave, The Prodigy, Marilyn Manson ou Nightwish, réunit environ 15 000 spectateurs — sous une météo exécrable restée dans les mémoires. Les débuts sont difficiles, mais l’envie est là.
Du pari local au géant européen
Vingt ans plus tard, le pari est très largement gagné. Le Nova Rock est devenu un pilier du paysage festivalier européen, attirant jusqu’à 50 000 festivaliers par jour et dépassant les 220 000 entrées sur l’ensemble de ses quatre journées. Organisé par Barracuda Music, sous la houlette toujours fidèle d’Ewald Tatar, il a accueilli au fil des éditions la quasi-totalité des grands noms du rock et du metal mondial — de Metallica à Iron Maiden, de Rammstein aux Red Hot Chili Peppers, en passant par Linkin Park, Muse ou Volbeat.
Trois scènes, tous les metals
La force du Nova Rock, c’est l’ampleur et l’éclectisme de sa programmation. Réparties sur la Blue Stage, la Red Stage et la Red Bull Stage, plus de quatre-vingts formations s’y succèdent chaque année, couvrant tout le spectre des musiques fortes : punk, hard rock, heavy metal, metalcore, nu metal, post-hardcore, crossover. Têtes d’affiche planétaires, légendes en activité et révélations montantes cohabitent sur une même affiche, dans une ambiance de grande communion festivalière, camping géant et chaleur estivale du Burgenland compris.
2026 : The Cure, Iron Maiden et un plateau monstre
Pour son édition 2026, du 11 au 14 juin, le Nova Rock voit grand — comme toujours. Quatre têtes d’affiche se partagent les nuits de Nickelsdorf : Volbeat (jeudi), The Cure (vendredi), Iron Maiden (samedi) et Bring Me The Horizon (dimanche). Autour d’elles, une affiche vertigineuse : The Offspring, Papa Roach, Architects, Mastodon, A Perfect Circle, Sepultura, Alter Bridge, Sabaton, Trivium, Sex Pistols feat. Frank Carter, Social Distortion, A Day to Remember, Three Days Grace, Ice Nine Kills ou encore Bad Omens. Du punk historique au metal le plus moderne, tout y est.
Ce qu’il faut retenir
Né dans la boue d’un mois de juin 2005 et devenu en deux décennies l’un des plus grands festivals rock d’Europe, le Nova Rock raconte une belle histoire de persévérance. Sa recette : une affiche XXL renouvelée chaque année, trois scènes qui ne désemplissent pas, et cette ferveur particulière d’un public d’Europe centrale venu communier quatre jours durant au milieu des plaines du Burgenland. Un monument de l’été metal, qui n’a plus rien à prouver.
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