Lez'Arts Murailles 2026 - Meuhstache, The Dungbeetle Conspiracy, Lofofora, SpaceBrain
Meuhstache The Dungbeetle Conspiracy Lofofora SpaceBrain Lez'Arts Murailles
Pour sa troisième édition, le festival Lez’Arts Murailles avait vu les choses en grand : un double vernissage, une tête d’affiche légendaire, et une programmation qui faisait la part belle à la scène genevoise.
Meuhstache
© Photos / Marwan Khelif
Meuhstache ouvre les hostilités. Premier passage du trio sur la scène du PTR, et déjà une présence qui s’impose. Deux guitares électriques, une batterie, et un chant habité : la formule est épurée, l’impact frontal. Le witchy stoner du groupe prend tout son sens en live, quelque part entre rituel païen et déflagration électrique. On sent une énergie brute, celle d’un groupe qui n’a pas besoin d’artifices pour captiver. Le vernissage de Nyctophilia trouve ici son écrin parfait.
The Dungbeetle Conspiracy
© Photos / Marwan Khelif
The Dungbeetle Conspiracy prend le relais pour célébrer la sortie de son premier album éponyme. Quatre musiciens sur scène, basse-guitares-batterie, le dispositif classique du rock qui tache. Et ça fonctionne. Le quatuor genevois déroule un set solide, porté par des guitares tranchantes et une section rythmique qui ne lâche rien. Les influences grunge revendiquées se confirment sans jamais tomber dans le pastiche. Pas mal du tout, effectivement. Bien plus que ça, même.
Lofofora
© Photos / Marwan Khelif
Trente-cinq ans de carrière, et toujours cette capacité à mettre le feu. L’entrée en matière donne le ton : une bande-son hilarante qui détend l’atmosphère avant l’orage. Parce qu’ensuite, c’est le déluge. Le son est massif, les riffs cognent, Reuno harangue les foules comme au premier jour. Moment fort de la soirée : sur Maladie mortelle, le groupe instaure un mosh pit réservé aux femmes. Un geste qui n’a rien d’anecdotique venant d’un groupe qui a toujours mis ses convictions en actes. Entre les morceaux, les interludes engagés rappellent que Lofofora n’a jamais séparé la musique du discours. Le groupe prend aussi le temps de remercier chaleureusement le public genevois venu en nombre. Du grand Lofofora, fidèle à sa légende.
SpaceBrain
© Photos / Marwan Khelif
Spacebrain hérite de la place la moins enviable : clôturer après un tel ouragan. Mission ingrate s’il en est, et la salle qui se vide progressivement en témoigne. Pourtant, le trio genevois assure avec conviction, déployant son heavy psych avec une maîtrise forgée par une centaine de concerts. Ceux qui restent ne le regrettent pas. Le voyage cosmique proposé par le groupe offre une conclusion planante à une soirée qui avait jusque-là joué la carte de l’intensité frontale.
Lez’Arts Murailles confirme avec cette troisième édition sa place dans le paysage des événements qui comptent à Genève. En faisant dialoguer scène locale et figure tutélaire du metal français, le festival réussit son pari : celui d’une programmation cohérente et ambitieuse, au service de la création musicale sans compromis.
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