Troisième et dernière soirée du Nantuafest 2026. Sous les montagnes et au bord du lac émeraude, le festival de l’Ain
joue ce soir sa carte la plus large : de la pop intime née d’une chambre d’étudiante au rap martiniquais, du tube
fédérateur à la deep house léchée, jusqu’à la rave finale. Une clôture pensée comme une montée en intensité, du murmure
au battement.
Sur les deux premiers jours, la jauge n’a cessé de gonfler — 3 900 festivaliers le premier soir, 5 000 le deuxième — et
cette dernière journée semble bien décidée à enfoncer le clou. La foule arrive, dense, jeune, prête.
Anaïs MVA ouvre le bal, et l’écart de génération avec la suite de l’affiche est assumé. Très jeune,
l’autrice-compositrice a bâti son répertoire là où tout a commencé pour elle : dans sa chambre. Accompagnée d’une basse
et d’une batterie, elle empoigne par moments sa guitare et déroule des chansons qui parlent sans détour de ses blessures
et des tourments de l’adolescence. Cette sincérité à fleur de peau, cette pop introspective portée par une voix fragile,
évoque une Adèle Castillon : on est moins dans le concert que dans la confidence, et la salle, conquise, retient son souffle.
Changement total d’atmosphère avec Meryl. La rappeuse martiniquaise impose son flow et son énergie, quitte à recourir
au playback — un choix qui n’entame pas l’adhésion du public. Maligne, elle fait monter deux spectateurs sur scène pour
reprendre le refrain avec elle, transformant le set en moment de communion et rappelant que, sur ce festival à taille
humaine, la frontière entre la scène et la fosse est mince.
Quand KeBlack arrive, le monde est là. Le public a encore grossi, rajeuni aussi — beaucoup d’enfants et d’adolescents
massés devant la scène pour leur tête d’affiche. Le rap commercial et solaire du Creillois est taillé pour ça : porté
par un vrai groupe — basse, guitare, batterie, piano — doublé d’un DJ, il ambiance tout le monde sans relâche. Il garde
le meilleur pour la fin et enchaîne ses plus grands tubes, jusqu’à « Melrose Place », son duo avec Guy2Bezbar, qui fait
chavirer la fosse. Set efficace, redoutablement carré, pensé pour la fête.
Puis vient The Avener, et l’on bascule dans un autre registre. Le producteur niçois s’installe derrière une plateforme
immense, noyée sous les lumières, pour dérouler sa deep house feutrée et ses relectures hypnotiques. Le décor est
spectaculaire, la mécanique imparable — mais c’est là que je quitte les lieux, avant la fin de son set.
Je rate donc la conclusion de cette édition : la rave finale d’Urumi. L’artiste, figure montante de la scène électro,
devait fermer la nuit avec son projet RAP2RAVE, fusion de frapcore, de techno et de trance forgée entre Berlin et Ibiza.
Un grand écart de plus pour une soirée qui les aura tous tentés — et un rendez-vous manqué que l’on se promet de
rattraper à la prochaine édition.
C’est par un pur hasard, en scrollant distraitement sur les réseaux sociaux, que j’ai découvert le Nantuafest. Un festival de musique au bord du lac de Nantua, ça peut être sympathique ! Un petit tour sur le site du festival et je vois une programmation éclectique avec des styles musicaux différents. Le festival a aussi une partie sportive la journée et y propose des initiations et tests de matériel. Arrivé sur Nantua pour cette première journée, je découvre le lieu du festival, un grand espace circulaire avec en pourtour les différents stands (bars, nourritures, maquillage, …). Je récupère mon bracelet qui sert à la fois de pass d’entrée et de moyen de paiement cashless (pas mal comme système !). Je fais un petit tour des différents stands pour remarquer que tous les produits sont locaux (brasserie du Jura) avec une alternative végétarienne et que le festival s’engage auprès d’associations locales (lycée pro de Nantua, mission locale, association PEP 01). Un festival bien organisé et …