Heavy Weekend 2026 - Jour 2 - Nova Twins, Cavalera - Chaos A.D., Trivium, Gojira
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Deuxième journée du Heavy Weekend, et cette fois, il n’y a plus de doute sur l’attraction principale : Gojira. Dès l’ouverture des portes, le Nancy Open Air affiche un tout autre visage. Les allées sont nettement plus animées que la veille, les files s’allongent devant les stands et les t-shirts à l’effigie des Landais sont omniprésents. Si la programmation monte progressivement en intensité tout au long de l’après-midi, chacun sait que la soirée culminera avec le groupe français le plus incontournable de la scène metal mondiale. Une montée en puissance parfaitement construite qui ne connaîtra finalement aucun temps faible.
Nova Twins
© Photos / Marwan Khelif
L’honneur d’ouvrir les hostilités revient à Nova Twins. Le duo britannique ne met pas longtemps à faire comprendre qu’il ne faudra surtout pas le considérer comme un simple groupe d’ouverture. Amy Love et Georgia South déboulent sur scène avec une énergie débordante et une assurance impressionnante.
Leur mélange explosif de punk, rock alternatif, metal et textures électroniques fonctionne à merveille en live. Sans guitare traditionnelle, mais avec une basse saturée et des effets omniprésents, les deux musiciennes construisent un véritable mur du son qui surprend autant qu’il séduit. Les morceaux s’enchaînent sans temps mort, portés par une attitude résolument rock et une présence scénique communicative. Le public, déjà bien fourni malgré l’heure, répond immédiatement présent. Une excellente entrée en matière qui lance idéalement cette deuxième journée.
Cavalera - Chaos A.D.
© Photos / Marwan Khelif
Changement d’ambiance avec un véritable pan de l’histoire du metal. Max et Iggor Cavalera poursuivent leur tournée anniversaire consacrée à Chaos A.D., album mythique de Sepultura sorti en 1993 et considéré comme l’une des pierres angulaires du groove metal.
Dès les premières notes de Refuse / Resist, la fosse explose. Les riffs sont toujours aussi massifs, les percussions tribales résonnent avec une puissance intacte et l’alchimie entre les deux frères demeure fascinante malgré les décennies. Les circle pits se multiplient, les slammeurs affluent sans interruption et chaque refrain est repris avec ferveur par un public conquis.
Plus de trente ans après sa sortie, Chaos A.D. n’a rien perdu de son impact.
Trivium
© Photos / Marwan Khelif
À peine le temps de reprendre son souffle que Trivium prend possession de la scène. Et là, tout s’accélère encore.
Le groupe américain livre une prestation d’une précision chirurgicale. Matt Heafy alterne avec une facilité déconcertante chant clair et hurlements, tandis que les musiciens déroulent un metalcore technique et ultra efficace. Le son est puissant, parfaitement équilibré, et chaque morceau déclenche une nouvelle vague d’agitation dans la fosse.
Le point culminant reste sans doute cette impressionnante succession de slams : pendant plusieurs morceaux, des dizaines de festivaliers traversent simultanément la foule, au point que les agents de sécurité peinent à suivre le rythme. Comme si cela ne suffisait pas, un immense ballon représentant un visage décharné fait son apparition au-dessus de la scène, ajoutant une touche spectaculaire à un concert déjà incandescent.
En gardant ses classiques pour la fin, Trivium achève de chauffer un public désormais prêt à exploser.
Gojira
Et puis vient enfin le moment que tout le monde attend.
L’attente est immense, mais Gojira va largement la dépasser. Dès son entrée sur scène, le groupe impose une présence hors norme. L’imposante scène en demi-cercle, l’écran géant occupant toute la largeur du fond de scène, les jeux de lumières d’une précision redoutable et la qualité sonore irréprochable placent immédiatement le concert dans une autre catégorie.
Visuellement, tout est pensé au millimètre. Les projections vidéo accompagnent chaque morceau, les colonnes de flammes surgissent aux moments clés, les gerbes d’étincelles embrasent la scène, tandis que fumée, confettis et feux d’artifice viennent ponctuer les temps forts du set. Sans jamais tomber dans la démonstration gratuite, le spectacle sert constamment la musique.
Mais au-delà de cette production impressionnante, c’est bien la puissance du groupe qui marque les esprits. Les riffs de Joe Duplantier résonnent avec une lourdeur phénoménale, la batterie de Mario impressionne toujours autant par sa précision et son intensité, tandis que le public répond présent à chaque instant.
Lorsque retentissent les premières notes de Flying Whales, un immense frisson parcourt le Nancy Open Air. Des milliers de voix reprennent le refrain à l’unisson dans l’un des moments les plus marquants du festival. Les désormais célèbres panneaux humoristiques brandis par Mario viennent apporter une touche de légèreté au milieu de cette démonstration de puissance.
En l’espace d’une heure et demie, Gojira rappelle pourquoi il figure aujourd’hui parmi les plus grands groupes de metal de la planète. Une prestation monumentale qui conclut une deuxième journée exceptionnelle, sans doute la plus intense de ce Heavy Weekend.



























































































