Alphornbläser

Les Alphornbläser sont les représentants d’une tradition musicale alpestre parmi les plus anciennes et les plus emblématiques : celle du cor des Alpes, instrument à vent en bois courbé caractéristique de la culture suisse et des régions alpines. Avec leurs sons graves et porteurs, les Alphornbläser perpétuent un patrimoine sonore vivant qui résonne autant dans les pâturages d’altitude que sur les grandes scènes de festivals.

Le cor des Alpes est l’un des instruments les plus reconnaissables du folklore suisse. Long de plusieurs mètres, fabriqué artisanalement en bois d’épicéa, il produit des sons naturels profonds et harmoniques qui traversent les vallées et évoquent immédiatement les paysages de montagne. Les Alphornbläser, qu’il s’agisse de trios, de quartets ou de groupes plus larges, en font un vecteur d’expression contemporain capable de surprendre bien au-delà de sa fonction traditionnelle.

Des scènes inattendues

Certains groupes d’Alphornbläser ont su transporter cet instrument dans des contextes inattendus, dont les festivals de musique amplifiée, créant un contraste saisissant entre la rudesse ancestrale de leurs sons et l’énergie contemporaine de leur environnement scénique. Leur présence au Greenfield Festival, grand rendez-vous du metal en Suisse, en est l’un des exemples les plus frappants.

Ces artistes font vivre une tradition séculaire avec fierté et inventivité, rappelant que la musique folklorique alpine possède une beauté et une profondeur qui transcendent les frontières des genres musicaux.

Chroniques de concerts

Greenfield Festival 2026 - Jour 1 - Alphornbläser, Zebrahead, XOXO, Ice Nine Kills, Unpeople, Alter Bridge, Thrown, A Day to Remember, Touché Amoré, The Offspring, President, Sabaton

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Flugplatz Interlaken, Interlaken, Suisse
Premier jour du Greenfield Festival, et le décor à lui seul justifie le voyage : la plaine d’Interlaken, coincée entre les masses de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau, accueille trois jours de metal sous les sommets. Deux scènes, la Jungfrau et l’Eiger, se relaient sans temps mort de l’après-midi à la nuit. Récit d’une première journée qui monte crescendo, du folklore alpin au déluge pyrotechnique. Alphornbläser © Photos / Marwan Khelif Comme chaque année, ce sont les Alphornbläser qui ouvrent les hostilités — un rituel devenu indissociable du Greenfield. Treize cors des Alpes et un clavier alignés sur la grande scène, un drapeau suisse déployé au cœur de la fosse, et cet écho qui rebondit sur les parois de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau pour annoncer, officiellement, que le festival a commencé. Le clou du set ? Une reprise de « In the End » de Linkin Park au cor des Alpes, totalement incongrue et parfaitement réjouissante, qui déclenche …

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