Anaïs MVA

Anaïs MVA

Anaïs MVA est une autrice-compositrice-interprète française révélée par une pop introspective et bouleversante de sincérité. Baignée dans la musique dès l’enfance — dix ans de violon au conservatoire, puis guitare, piano et chant appris en autodidacte —, elle grandit en région parisienne dans une famille de deux parents enseignants et se destine d’abord à la médecine, mouvée par l’envie d’aider les autres.

De TikTok à la scène

C’est en 2021, depuis sa chambre d’étudiante à Bruxelles, qu’elle commence à composer et à partager ses chansons sur TikTok, accompagnée de son piano ou de sa guitare. Ses titres « Jalouse » et « Cruel » rencontrent un succès fulgurant. En 2022, Louane lui propose d’assurer sa première partie au Festi’Veyle ; Anaïs signe ensuite chez les labels A+LSO et Sony, et publie en janvier 2023 son premier EP, Métastases, suivi à l’été 2024 d’un deuxième, Remède.

Une écriture à fleur de peau

Ce qui distingue Anaïs MVA, c’est la vulnérabilité assumée de son écriture. Sa pop, parfois mélancolique, n’élude aucun sujet difficile : « XS » aborde l’anorexie, « 8h sonne » la quête de sens des jeunes adultes, et « J’aimerais danser avec toi » la fin d’une relation. Cette sincérité crue, doublée d’une mélodie limpide, entretient avec sa communauté une proximité rare, née de ces chansons en cours de création qu’elle partage en ligne depuis plusieurs années.

Entre fragilité et lucidité, Anaïs MVA s’impose comme l’une des voix les plus attachantes de la nouvelle scène pop francophone — celle d’une génération qui n’a plus peur de mettre des mots sur ses fêlures.

Chroniques de concerts

Nantuafest 2026 - Jour 3 - Anaïs MVA, Meryl, KeBlack, The Avener, Urumi

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Lac de Nantua, Nantua, France
Troisième et dernière soirée du Nantuafest 2026. Sous les montagnes et au bord du lac émeraude, le festival de l’Ain joue ce soir sa carte la plus large : de la pop intime née d’une chambre d’étudiante au rap martiniquais, du tube fédérateur à la deep house léchée, jusqu’à la rave finale. Une clôture pensée comme une montée en intensité, du murmure au battement. Sur les deux premiers jours, la jauge n’a cessé de gonfler — 3 900 festivaliers le premier soir, 5 000 le deuxième — et cette dernière journée semble bien décidée à enfoncer le clou. La foule arrive, dense, jeune, prête. Anaïs MVA © Photos / Marwan Khelif Anaïs MVA ouvre le bal, et l’écart de génération avec la suite de l’affiche est assumé. Très jeune, l’autrice-compositrice a bâti son répertoire là où tout a commencé pour elle : dans sa chambre. Accompagnée d’une basse et d’une batterie, elle empoigne par moments sa guitare et déroule des chansons qui parlent …

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