Ásgeir

Ásgeir Trausti Einarsson, connu simplement sous le nom d’Ásgeir, est un chanteur-compositeur islandais né le 1er juillet 1992 dans le minuscule hameau de Laugarbakki (40 habitants) au nord de l’Islande. Issu d’une longue famille de musiciens et d’artistes, son destin semblait d’abord se dessiner dans l’athlétisme — il était un lanceur de javelot prometteur —, avant qu’une blessure au dos ne le détourne vers la musique, avec des conséquences qui allaient dépasser toutes les espérances.

Le phénomène islandais

Installé à Reykjavik à seize ans pour poursuivre ses études musicales, Ásgeir compose avec son père Einar Georg Einarsson — poète né en 1940 qui signe la majorité de ses paroles — des chansons folk empreintes d’une mélancolie lumineuse. En 2012, à seulement vingt ans, il publie son premier album Dýrð í dauðaþögn (« Gloire dans le silence de la mort »), qui devient l’album le plus rapidement vendu de l’histoire de l’Islande : on estime qu’un Islandais sur dix en possède un exemplaire. Il remporte le Prix de l’Album de l’Année aux Icelandic Music Awards 2012, propulsant ce fils de la campagne septentrionale au rang de star nationale.

La conquête internationale

En 2013, une version anglaise de l’album, titrée In the Silence, est préparée pour le marché international. Le chanteur américain John Grant contribue à la traduction des textes et à la nouvelle production. Publiée en 2014, elle s’impose dans les charts en France, au Royaume-Uni, au Japon, en Australie et dans les pays scandinaves, confirmant qu’Ásgeir appartient à cette rareté : un artiste dont la musique touche universellement, par-delà les langues et les frontières.

Un folk pop nordique et intemporel

La musique d’Ásgeir est caractérisée par une folk pop épurée et atmosphérique, aux arrangements délicats où se mêlent guitare acoustique, nappes de synthétiseurs et percussions légères. Sa voix, haute et cristalline, porte une douceur troublante qui évoque à la fois la vastitude des paysages islandais et une intimité profonde. Après In the Silence, il publie Afterglow (2017) et Bury the Moon (2020), confirmant une trajectoire d’artiste sérieux qui explore de nouveaux horizons sonores sans trahir l’essence de ce qui l’a rendu célèbre.

Commentaires

comments powered by Disqus