Tame Impala
Tame Impala est le nom de scène derrière lequel se cache le musicien, auteur-compositeur et producteur australien Kevin Parker, né le 20 janvier 1986 à Sydney. Lancé à Perth en 2007, le projet s’est imposé comme l’un des vaisseaux amiraux du rock psychédélique contemporain, brouillant sans cesse les frontières entre pop, rock et musique électronique.
Un multi-instrumentiste en studio, un groupe sur scène
En studio, Tame Impala est une affaire strictement solitaire : Kevin Parker écrit, enregistre, joue de la quasi-totalité des instruments et produit lui-même chaque disque. Sur scène en revanche, le projet prend la forme d’un groupe à part entière, avec Parker au chant, à la guitare et aux synthétiseurs entouré de Dominic Simper, Jay Watson, Cam Avery, Julien Barbagallo et James Ireland.
De Innerspeaker à Currents
Le premier album, Innerspeaker (2010), pose les bases d’un rock psychédélique vintage saturé de reverb et d’échos très seventies, salué unanimement par la critique. Lonerism (2012) pousse cette esthétique plus loin encore, remporte le J Award de l’album australien de l’année et décroche une nomination aux Grammy Awards. Mais c’est avec Currents (2015) que Tame Impala change de dimension : plus dansant et pop, résolument tourné vers le funk et la disco électronique, l’album devient le plus vendu de la discographie avec plus de 1,3 million d’exemplaires écoulés dans le monde et propulse Parker au rang de producteur recherché, notamment par Rihanna ou Travis Scott.
The Slow Rush, Deadbeat et la consécration
The Slow Rush (2020) confirme cette bascule pop en explorant les thèmes du temps qui passe, et vaut au groupe cinq récompenses aux ARIA Music Awards. Cinq ans plus tard, Deadbeat (2025) referme pour l’instant ce cycle de cinq albums studio : accueilli par une critique partagée, il génère malgré tout un nouveau succès commercial avec le single Dracula, dont le remix avec la chanteuse sud-coréenne Jennie devient le premier titre de Tame Impala à entrer dans le top 10 du Billboard Hot 100 américain. D’un rock de chambre feutré aux hymnes dansants pour stades et festivals, Kevin Parker aura, en un peu moins de vingt ans, redéfini à lui seul ce que peut être la pop psychédélique du XXIe siècle.
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