Le metal français s'exporte : cinq groupes hexagonaux à suivre en 2026
La France n’a jamais autant compté sur la carte du metal mondial. Après la consécration olympique de Gojira et les succès internationaux de LANDMVRKS, Igorrr et Alcest, une nouvelle vague de groupes français s’apprête à conquérir les scènes européennes en 2026. Tour d’horizon de cinq formations hexagonales qui portent haut les couleurs du metal tricolore.
Le CNM mise sur le metal
Le Centre National de la Musique (CNM) et son bureau export ont annoncé un programme de soutien spécifique pour les groupes de metal français en 2026. Ce dispositif vise à accompagner les formations hexagonales dans leur développement international à travers des aides à la tournée, au marketing et à la distribution.
Cette initiative sans précédent reconnaît pour la première fois le metal comme un secteur d’exportation culturelle à part entière. Le genre, longtemps ignoré par les institutions culturelles françaises, bénéficie enfin d’un soutien officiel à la hauteur de son rayonnement international.
Celeste : le post-hardcore lyonnais à la conquête de l’Europe
Celeste, formation lyonnaise fondée en 2005, est l’un des secrets les mieux gardés du metal français. Leur mélange de post-hardcore, de black metal et de noise crée un mur sonore d’une intensité rare qui leur a valu l’admiration des connaisseurs du monde entier. En 2026, le groupe prépare un nouvel album et une tournée européenne qui devrait les faire passer de l’underground au mainstream du metal extrême.
Resolve : le metalcore parisien en pleine ascension
Resolve s’est imposé comme l’une des révélations du metalcore européen grâce à ses collaborations avec LANDMVRKS et ses apparitions remarquées en première partie de tournées internationales. Le quintet parisien, dont le mélange de mélodies accrocheuses et de breakdowns puissants rappelle les meilleurs groupes australiens du genre, est pressenti pour une tournée nord-américaine headline en 2026.
Benighted : trente ans de brutalité lyonnaise
Le groupe de brutal death metal lyonnais reste l’un des actes les plus respectés de la scène death metal mondiale. Après trente ans de carrière, Julien Truchan et ses compères maintiennent un niveau d’intensité qui force le respect. Leur dernier album a été salué unanimement par la presse spécialisée internationale, confirmant que Benighted est l’un des groupes de death metal les plus constants et les plus redoutables en activité.
Year Of No Light : le post-metal instrumental bordelais
Year Of No Light prépare un nouvel album qui devrait confirmer leur statut de référence du post-metal en France et en Europe. Le groupe bordelais, dont les compositions instrumentales d’une beauté ténébreuse évoquent des paysages sonores immenses, a conquis la critique internationale avec chacune de ses sorties. Leur musique, à la croisée du drone, du doom et du shoegaze, incarne une approche du metal tournée vers la contemplation et l’émotion.
BlackRain : le heavy metal classique made in France
Le groupe parisien, programmé au Hellfest 2026, incarne le renouveau du heavy metal classique en France. Avec une énergie et un sens du spectacle qui n’ont rien à envier aux grands noms du genre, BlackRain a su se faire un nom sur la scène européenne du hard rock et du heavy metal. Leur dernière tournée, qui les a emmenés d’Allemagne en Espagne en passant par la Scandinavie, a confirmé leur statut de valeur montante du heavy metal hexagonal.
La France, nouvelle terre de metal
L’époque où le metal français se résumait à Trust et Sortilège est révolue. Aujourd’hui, l’Hexagone dispose d’une scène diversifiée et dynamique qui couvre tous les sous-genres du metal, du black metal atmosphérique au metalcore le plus moderne, en passant par le death metal technique et le post-metal expérimental.
Cette reconnaissance institutionnelle, combinée au succès international de Gojira et LANDMVRKS, crée un cercle vertueux qui encourage de nouveaux talents à se lancer dans l’aventure du metal. La France est en train de devenir l’une des terres les plus fertiles du metal européen, et 2026 pourrait bien être l’année de la consécration pour une nouvelle génération d’artistes hexagonaux.