
Madonna boucle la boucle : Confessions II, suite tant attendue de Confessions on a Dance Floor, sort ce jour
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Vingt ans, quasiment jour pour jour, séparent les deux disques. Confessions II, quinzième album studio de Madonna, est sorti ce 3 juillet chez Warner Records — pensé comme la suite directe de Confessions on a Dance Floor, sommet commercial et critique de sa carrière en 2005. Pour cette suite, la chanteuse retrouve Stuart Price, artisan électro du disque original, aux manettes quasi exclusives de la production.
Un retour assumé au dancefloor
Contrairement à certains de ses albums récents, où la quête de modernité pouvait sembler dictée par les tendances du moment, Confessions II revendique une ligne claire : la piste de danse comme terrain de jeu, sur les propres termes de Madonna. Le disque, décliné en édition standard de douze titres et en version étendue de seize, est mixé en continu à la manière d’un DJ set — un parti pris déjà présent sur l’album original, ici poussé plus loin encore. Les showcases de lancement, organisés dans des clubs underground plutôt que dans de grandes salles, confirment cette volonté de renouer avec ses racines de clubbeuse new-yorkaise.
Peu d’invités, mais des choix précis
Fait notable : hormis Sabrina Carpenter, aucune grande voix pop n’apparaît au générique. Madonna a préféré des choix plus pointus — le rappeur belge Stromae, en contrepoint vocal fumé sur My Sins Are My Savior, et le Colombien Feid, qui pose un couplet sur Read My Lips. Le producteur néerlandais Martin Garrix coproduit Bizarre, le titre le plus frontalement euphorique du disque, tandis que le duo italien Parisi et le producteur reggaeton Tainy apparaissent également aux crédits, aux côtés de Price et de son complice de longue date Mirwais, de retour à l’écriture et à la production sur Betrayal.
Un dernier tiers plus personnel
Après un début d’album résolument tourné vers le club — porté par des titres comme Good For The Soul ou Danceteria, hommage à peine voilé à la scène clubbing new-yorkaise du début des années 1980 façon Vogue —, Confessions II bascule sur ses trois derniers titres vers une Madonna nettement plus introspective. Fragile, écrite après la mort de son frère Christopher, adopte une tonalité drum & bass plus acoustique ; Betrayal revient sur sa relation compliquée avec sa belle-mère ; et The Test met en scène un dialogue avec sa fille Lola sur ce que signifie grandir sous les projecteurs.
L’accueil critique
Les premiers retours sont particulièrement élogieux : le magazine britannique Classic Pop a salué un disque « à la hauteur de son prédécesseur », le qualifiant de « Godfather II des albums-suites », tout en notant l’absence d’un single fédérateur du calibre de Hung Up — un manque que l’ampleur et la cohérence du disque, selon la critique, rendent largement secondaire.
Confessions II est disponible depuis ce jour chez Warner Records, en édition standard et en édition étendue.