Le dernier jour du festival Musiques en Stock à Scionzier a offert une traversée musicale allant de l’intimité folk aux
hymnes rock planétaires, avec une programmation savamment dosée entre découvertes et légendes vivantes.
Le duo chambérien Nótt a ouvert cette dernière soirée avec son indie folk-rock minimaliste et poignant.
Armés d’une guitare-voix et d’une batterie-piano-métallophone, ils ont alterné entre murmures suspendus et explosions
cathartiques, comme dans leur ultime chanson de 10 minutes – un vrai coup de couteau émotionnel.
Leur set court (35 minutes) et leur réserve scénique trahissaient une première grande scène, mais leur alchimie et leur
vulnérabilité assumée ont marqué les esprits.
Un pari audacieux pour ce duo qui “tape fort quand ça bouillonne à l’intérieur”.
Avec son indie pop mélancolique qualifiée d’« indie-quelque chose », le collectif suisse Soft Loft a ensorcelé le
public.
La voix puissante et enveloppante de Jorina Stamm a transcendé leur set, mêlant extase et mélancolie avec une grâce
rare.
Leur facilité à passer des clubs intimistes aux scènes festivalières s’est confirmée ici, dans ce format intermédiaire
idéal.
Un moment de pure alchimie, où chaque note semblait “rafraîchir les choses brisées”.
Les Gallois de The Royston Club ont enflammé la soirée avec leur rock énergique aux refrains hymniques.
Leur set a balayé leurs influences (The Strokes, Arctic Monkeys) tout en affirmant leur identité – des riffs rauques,
une énergie communicative et des mélodies qui “rendent la vie plus légère”.
Leur morceau The Patch Where Nothing Grows a particulièrement captivé, montrant la maturité acquise depuis leurs débuts
dans les mines du Pays de Galles.
Un groupe qui confirme son statut de valeur montante de la scène britannique.
Leur set ultra-rodé a enchaîné les tubes (Take Me Out, The Dark of the Matinée) et des pépites de leur nouvel album The
Human Fear.
La fosse, bondée et survoltée, a confirmé leur statut de légende : 20 ans après leurs débuts, leur formule magique (
rythmes dansants + lyrics acérés) fonctionne toujours.
Alex Kapranos, charismatique, a rappelé que leur mission reste inchangée : “faire danser les filles”… et visiblement
tout le monde ! Une clôture parfaite pour ce festival gratuit, une programmation qui a su mêler audace et accessibilité, intimité et
grandeur.