Né d'une rencontre entre le percussionniste jamaïcain Bonjo Iyabinghi Noah et le producteur Adrian Sherwood, African Head Charge est un ensemble de dub psychédélique formé à Londres en 1981, l'année où paraît My Life in a Hole in the Ground, enregistré au Berry Street Studio de Dennis Bovell. Le projet germe quand Sherwood lit chez Brian Eno l'expression d'une « Afrique psychédélique » qu'il rêve de faire exister en studio ; Bonjo, passé par Kingston avant de s'installer en Angleterre, lui fournit les tambours nyabinghi et les chants. Autour d'eux tourne une mosaïque de musiciens — Style Scott des Roots Radics et de Dub Syndicate, le bassiste George Oban venu d'Aswad et de Burning Spear, le saxophoniste Headley Bennett, Skip McDonald, Steve Beresford —, toujours au service d'une cosmologie où rites rastas, percussions ghanéennes et échos irréels se répondent. La plupart des albums paraissent sur On-U Sound : Environmental Studies (1982), Drastic Season (1983), Songs of Praise (1990), In Pursuit of Shashamane Land (1993), puis Akwaaba (1995), qui élargit l'audience du groupe, Sankofa (1997) et Drums of Defiance (1998). Après une longue traversée du désert, le catalogue est patiemment ressorti en éditions vinyles et le groupe est revenu sur le devant de la scène : Voodoo of the Godsent (2011), Return of the Crocodile (2016), Churchical Chant of the Iyabinghi (2020), A Trip to Bolgatanga (2023) et Barbican Heights (2025) dessinent une seconde vie que la tournée britannique de l'automne 2026, de Brighton à Nottingham, vient confirmer.



































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