Andy Irvine, né Andrew Kennedy Irvine le 14 juin 1942 à St John’s Wood, à Londres, est une figure du renouveau du folk irlandais — pays dont il rejoint la scène à partir de 1962, quand la troupe théâtrale de la BBC dont il était un enfant acteur (il tourne à l’écran dès huit ans) le laisse libre de gagner Dublin. Sa vie musicale tient entière dans une découverte : Woody Guthrie, trouvé pendant le boom du skiffle, fréquenté par lettres jusqu’à l’asile de Greystone Park, célébré en chanson dans « Never Tire of the Road » et dans ses engagements — il est card-carrying member des Industrial Workers of the World.
À Dublin, il gravite autour du pub O’Donoghue’s, où se rassemblent ceux qui deviendront les Dubliners, et fonde à l’été 1966 Sweeney’s Men avec Johnny Moynihan : c’est là que le bouzouki grec, réaccordé, entre pour la première fois dans la musique irlandaise, et Irvine, avec Moynihan et Dónal Lunny, sera de ces pionniers de l’instrument qu’on dit « irlandais » depuis. Avec Lunny encore, le chanteur Christy Moore et le joueur de cornemuse Liam O’Flynn, il forme en 1972 Planxty, où il est le seul compositeur du groupe — quatre de ses chansons ouvrent le premier album (1973), suivi de longues tournées européennes. Le reste de sa carrière est une chaîne de collaborations : le duo avec Paul Brady (1976), Patrick Street, Mozaik, Usher’s Island (2015), des duos avec Dick Gaughan ou Luke Plumb, des complaintes appalachiennes et des rythmes bulgares dans un même répertoire pioché aux vieilles collectes.
Chanteur, joueur de mandoline, de mandola, de bouzouki et de vielle à roue, il a reçu en 2018 le tout premier Lifetime Achievement Award des RTÉ Radio 1 Folk Awards, tourne encore à plus de quatre-vingts ans et rejoint en 2023 le groupe suédois Quilty pour ses trente ans.






























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