Danny Masseling naît le 20 juin 1981 à Almere, aux Pays-Bas. Sous le nom d'Angerfist — masque de hockey sur la tête, pull-over noir sur le dos —, il est devenu le visage le plus reconnaissable du hardcore néerlandais, ce courant « mainstream » qui a succédé au gabber. Formé à la musique assistée par ordinateur dès l'adolescence — Fruity Loops d'abord, Cubase ensuite —, il envoie sa première démo au label BZRK Records en 2001. L'année suivante, deux EP paraissent la même semaine : « Son of a Bitch », signé Menace II Society, et « Criminally Insane », premier jet du personnage Angerfist. Après un bref passage sous le nom de Kid Morbid, il garde définitivement le nom et l'image : le masque « dégage une menace et correspond bien à ma musique », confie-t-il. En 2006, l'arrivée en concert de MC Prozac — Minne Roos, pull blanc — transforme ses sets en duo spectaculaire, et le double Pissin' Razorbladez rassemble enfin ses titres marquants. Suivent Mutilate (2008), Retaliate (2011), The Deadfaced Dimension (2014), Creed of Chaos (2017) et Diabolic Dice (2019), autant d'albums publiés sous la bannière Masters of Hardcore, avec des collaborations qui vont de Miss K8 à Outblast et Tha Playah. Seul hardcore ou gabber à figurer durablement dans le top 100 de DJ Mag — 29e en 2018 —, élu meilleur DJ de hard dance en 2015, il enchaîne les salles du monde entier, de l'Europe aux Amériques. Sa venue au parc des expositions de Villepinte confirme une règle : là où passe le masque, le hardcore garde ses fidèles.


































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