Arthur Wilton Brown, né le 24 juin 1942 à Whitby, dans le Yorkshire, est un chanteur anglais surnommé « The God of Hellfire » depuis « Fire » (1968), numéro un au Royaume-Uni, numéro deux aux États-Unis et un million d’exemplaires vendus. Le titre l’a imposé avec The Crazy World of Arthur Brown , groupe bâti autour du claviériste Vincent Crane et produit par Kit Lambert, le manager de The Who , et son personnage est fixé : une voix d’opéra lancée en cris suraigus, un maquillage extrême et un casque en flammes, dont un incendie accidentel au Windsor Festival de 1967 avait posé la légende.
C’est ensuite sous le nom de Kingdom Come qu’il signe trois disques de concept boudés du public mais devenus cultes — « Galactic Zoo Dossier » (1971), « Kingdom Come » (1972) et « Journey » (1973), l’un des premiers albums de rock à s’appuyer sur une boîte à rythmes. Le reste de sa carrière est une encyclopédie : prêtre dans le film Tommy de Ken Russell (1975), voix de « The Tell-Tale Heart » de l’Alan Parsons Project, chanteur des albums « Dune » et « Time Actor » de Klaus Schulze , compère de Hawkwind , dont il partage la scène de 2001 à 2018.
Précurseur du shock rock — Alice Cooper, Kiss ou Marilyn Manson le comptent parmi leurs pères —, il a publié solo de « Chisholm in My Bosom » (1977) à Nature (2026), en passant par Long Long Road , sorti pour ses quatre-vingts ans, et le vieux dieu du feu continue d’assurer en 2026 des dates européennes, casque compris.





















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