Bergen, 2002. Des musiciens venus d'autres horizons — le black metal de Gorgoroth pour Tom Cato Visnes, l'extrême d'Enslaved pour Arve Isdal et Herbrand Larsen, le rock de Sahg pour Thomas Tofthagen — fondent le groupe de hard rock dont ils rêvaient d'adolescence, dans la lignée d'Iron Maiden, de Kiss, de Deep Purple ou de Led Zeppelin. Le nom leur vient d'un personnage de la série « Twin Peaks », regardée ce soir-là. Le premier jet porte vite : l'EP « Confessions & Alcohol » puis No Hay Banda (2005), enregistré à Bergen avec le producteur Joe Barresi (Queens of the Stone Age, Kyuss), valent au quintette le Spellemann — le « Grammy norvégien » — dans la catégorie metal.
Les départs de Visnes et Larsen, en 2007, rebattent les cartes sans ralentir la série : Le Fol (2007), Audrey Horne (2010) — retour chez Barresi, à Los Angeles —, Youngblood (2013) et Pure Heavy (2014), écrits cette fois tous ensemble en salle de répétition, Blackout (2018), un premier album public en 2020, Devil’s Bell (2022) — et « Achilles » annoncé pour 2026.
Torkjell « Toschie » Rød chante, Isdal et Tofthagen tiennent les guitares, Espen Lien la basse depuis 2012, Kjetil Greve la batterie depuis le début. Le tout vit d'une physionomie rare : un groupe de musiciens partagés entre Enslaved, Sahg ou I, réuni autour d'un rock lourd, mélodique et sans épaisseur de frime — vu notamment au Hellfest en 2013.
















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