Productrice, DJ et organisatrice, Aurora Halal occupe à New York une position rare : celle d'une musicienne qui a construit autour d'elle les lieux de sa propre musique. Brooklyn d'abord, où elle fonde en 2010 les soirées Mutual Dreaming, puis le festival Sustain-Release, devenus des institutions de la scène underground américaine — une approche DIY qui n'a jamais quitté son travail. Sa musique se tient à la frontière de l'ambient techno et de l'outsider house : des lives sur machines analogiques, brumeux et psychédéliques, où une sensualité voilée coexiste avec une intensité métallique faite pour la piste. Une première série de sorties pose le vocabulaire — Passageway en 2014, Shapeshifter en 2015, et les collaborations avec Ital chez Lovers Rock, dont The Day After et Tower B. Liquiddity, paru en 2019, reste l'une de ses pièces les plus reconnues. Quinze ans après le lancement de ses soirées, elle tourne dans les clubs et festivals qui partagent son goût des atmosphères : résidente du Nowadays à New York, régulière à l'affiche du Berghain berlinois, elle a fait des performances « qui travaillent le corps et l'esprit » sa marque de fabrique. Le 30 octobre, elle s'arrête au Depot Mayfield de Manchester.











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