Fils de Djelimady Sissoko et descendant d’une longue lignée de djélis du Mandé, Ballaké Sissoko naît en 1968 à Bamako. À treize ans, il entre à l’Ensemble instrumental du Mali, où il apprend la rigueur d’orchestre avant d’accompagner, sur scène et sur disque, les grandes voix du pays. En 1999, « New Ancient Strings », enregistré en duo avec Toumani Diabaté, le fait connaître au-delà de l’Afrique de l’Ouest ; au tournant des années 2000, il fonde le Mandé Tabolo, trio qui invente une musique de chambre malienne.
Mais c’est la rencontre avec le violoncelliste Vincent Ségal qui donne à sa musique son ampleur européenne : « Chamber Music » (2009), disque dépouillé qui lui vaut une Victoire du jazz, puis « Musique de nuit » (2015) prolongent ce dialogue entre kora et violoncelle. « Djourou » (2021) élargit encore la palette — Piers Faccini, Camille ou Oxmo Puccino viennent s’y poser sans jamais masquer le fil de la kora. Avec « Les Égarés » (2023), quartet formé autour de Vincent Ségal, Émile Parisien et Vincent Peirani, il décroche la Victoire du jazz du concert de l’année 2024 ; « Our Calling » (2025), en duo avec Piers Faccini, poursuit cette conversation à fleur d’intervalles.
Joueur d’ostinatos ciselés qui laissent la lumière tourner, il traite la kora comme un instrument de chambre : écrite, méditée, jamais démonstrative.

























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