Dirty Harry
Richard « Dirty Harry » Hall est un saxophoniste jamaïcain, l’un des artisans historiques du son cuivré si caractéristique du reggae des années 1970.
Formé à l’Alpha Boys School
Comme de nombreux musiciens de session jamaïcains de sa génération, Richard Hall se forme à l’Alpha Boys School de Kingston, pépinière légendaire qui a vu passer une grande partie des cuivres du reggae et du ska. Son surnom, « Dirty Harry », lui vient de son admiration pour le personnage incarné par Clint Eastwood au cinéma.
Un cuivre de légende
Saxophoniste ténor recherché, il pose son jeu sur des sessions devenues cultes : « Keep On Knocking » de Jacob Miller pour l’équipe de production Rockers d’Augustus Pablo en 1974, l’album « Marcus Garvey » de Burning Spear en 1975 avec le Black Disciples Band, le dub culte « King Tubbys Meets Rockers Uptown » d’Augustus Pablo, ou encore « Equal Rights », deuxième album solo de Peter Tosh. Sous son propre nom, il publie notamment l’instrumental « La Paloma » (1976).
Une apparition au cinéma
Dirty Harry tient également un rôle dans « Rockers » (1978), film culte qui met en scène l’âge d’or du reggae roots jamaïcain aux côtés du batteur Leroy « Horsemouth » Wallace. Discret mais essentiel, il incarne cette génération de musiciens de studio dont le son de cuivre a façonné l’identité sonore du reggae classique.
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