Né le 5 novembre 1974 à Jacksonville, en Caroline du Nord, Ryan Adams est l’un des songwriters les plus prolifiques de sa génération — une trentaine d’albums studio, sans compter les projets abandonnés en chemin. Elevé aux récits d’Edgar Allan Poe et de Kerouac, il fonde Whiskeytown au début des années 1990, l’une des figures de proue de l’alt-country, puis publie en solo Heartbreaker (2000), disque de folklore intime sur lequel Emmylou Harris vient chanter « Oh My Sweet Carolina ». Gold (2001) et son « New York, New York » le propulsent au grand public ; s’ensuit une décennie d’une fécondité presque indécente — Demolition, Rock n Roll, Love Is Hell, les disques avec les Cardinals — jusqu’à ce que la maladie de Ménière le contraigne à démonter le groupe et à faire pause en 2009. Il revient en 2011 avec Ashes & Fire, puis 1989 (2015), relecture titre pour titre de l’album de Taylor Swift, et Prisoner (2017) le ramènent au premier plan. En 2019, des accusations d’inconduite sexuelle publiées par le New York Times interrompent sa carrière ; après des excuses, il reprend en autonomie complète, publiant Wednesdays, Big Colors et Chris, puis quatre albums le même jour le 1er janvier 2024. Producteur pour Willie Nelson, Jenny Lewis ou Fall Out Boy, il reste ce paradoxe : un homme qui écrit comme d’autres respirent, et dont les meilleurs disques disent la solitude.








































































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