Dimmu Borgir, Hypocrisy, Suffocation et Hulder : la Grand Serpent Rising Tour entame sa dernière ligne droite

Dimmu Borgir, Hypocrisy, Suffocation et Hulder : la Grand Serpent Rising Tour entame sa dernière ligne droite

TagsDimmu BorgirHulderHypocrisySuffocation

Depuis le 7 août, Dimmu Borgir traverse l'Amérique du Nord pour défendre Grand Serpent Rising, premier album du groupe norvégien en huit ans, entouré de trois formations parmi les plus identifiables de la scène metal extrême : Hypocrisy, Suffocation et Hulder. La tournée entame cette semaine sa dernière ligne droite, avant trois ultimes dates sur la côte ouest.

Un disque qui portait tout le poids de huit années d'attente

Grand Serpent Rising est sorti le 22 mai via Nuclear Blast, huit ans après le précédent album studio de Dimmu Borgir. Un délai suffisamment long pour que le titre même du disque prenne, dans la bouche du groupe, des allures de manifeste : « Dimmu Borgir est un léviathan à grande échelle, et nous nous relevons une fois de plus », a résumé le guitariste Silenoz à la sortie de l'album. « Si le serpent représente le mal pour certains, pour nous il symbolise autre chose : le renouveau, la croissance, la connaissance et la libération. » Le chanteur Shagrath, de son côté, a qualifié le processus de composition de « long et exigeant », tout en jugeant le résultat final à la hauteur de l'attente : « Je sens vraiment que nous nous sommes surpassés musicalement sur cet album. »

Une affiche sans temps mort

Dix dates, quatre groupes, aucun remplissage : la Grand Serpent Rising Tour réunit, sous la tête d'affiche de Dimmu Borgir, trois formations qui pourraient chacune remplir une salle à leur nom. Hypocrisy, pionnier suédois du death metal mélodique actif depuis la fin des années 1980, y assure la première partie la plus attendue ; Suffocation, l'un des groupes fondateurs du death metal technique américain, apporte sa brutalité plus frontale ; Hulder, formation plus récente au black metal atmosphérique remarqué ces dernières années, complète une affiche qui traverse quasiment tout le spectre du metal extrême en une seule soirée.

La tournée a débuté le 7 août à New York, avant de passer par Worcester, Toronto, Montréal, Cleveland, Chicago et Minneapolis — étape que le groupe franchit précisément ce 15 août. Trois dates restent à venir : Denver le 18 août, San Francisco le 21, puis Los Angeles le 23, qui clôturera la tournée.

Dimmu Borgir, retour à grande échelle

Pour Dimmu Borgir, groupe devenu, depuis le milieu des années 1990, l'un des visages les plus identifiables du black metal symphonique à l'export, cette tournée nord-américaine marque un retour à une échelle que le groupe n'avait plus pratiquée depuis plusieurs années sur ce continent. Les salles retenues — le Palladium Times Square à New York, l'Agora Theater à Cleveland, le Warfield à San Francisco — comptent parmi les salles de taille moyenne les plus courues du circuit metal américain, loin des passages en festival auxquels le groupe s'était parfois limité outre-Atlantique ces dernières années. Porté par le single « Ulvgjeld & Blodsodel », dévoilé en amont de l'album avec son propre clip, Grand Serpent Rising aura donc eu le temps, entre sa sortie de mai et cette tournée d'août, de s'installer avant l'épreuve de la scène.

Hypocrisy, une carrière presque parallèle

Hypocrisy n'est pas un simple nom de première partie. Fondé en 1990 par Peter Tägtgren, le groupe suédois a construit, disque après disque, une place à part dans le death metal mélodique, entre productions massives et un chant qui a influencé toute une génération de formations scandinaves. Sa présence sur l'intégralité de la tournée, plutôt que sur une poignée de dates, en fait de facto une co-tête d'affiche officieuse — une configuration suffisamment rare pour être soulignée, tant les tournées de ce format tendent, d'ordinaire, à répartir plus strictement les rôles entre tête d'affiche et premières parties.

Une billetterie ouverte dès avril

La mise en vente générale des billets avait débuté le 17 avril, trois mois avant le lancement de la tournée le 7 août — un délai qui laisse le temps à un public de niche, mais fidèle, d'organiser ses déplacements dans un pays aussi vaste que les États-Unis et le Canada. Les dix salles retenues, réparties entre côte est, Midwest, Canada et côte ouest, dessinent un tracé qui privilégie les grandes agglomérations plutôt que les tournées exhaustives ville par ville plus habituelles sur les circuits de plus petite envergure.

Trois dates avant la fin

Reste, pour les quatre groupes, une dernière semaine de route : Denver le 18 août, San Francisco le 21 et Los Angeles le 23, qui refermera cette Grand Serpent Rising Tour sur la côte ouest, terrain traditionnellement favorable au metal extrême aux États-Unis. Pour un public européen habitué à voir ces formations plutôt sur les scènes de festivals d'été, la tournée offre un aperçu de ce que peut représenter, en 2026, une affiche de metal extrême pensée pour remplir des salles de plusieurs milliers de places sur un autre continent — sans qu'aucun des quatre noms au programme n'ait eu besoin, pour cela, de revoir son identité à la baisse. Une tournée européenne, calquée sur celle-ci, n'a pour l'instant pas été officiellement confirmée par Dimmu Borgir, dont le public du Vieux Continent devra donc, en attendant, se contenter du disque.

Pour Suffocation comme pour Hulder, la tournée fonctionne aussi comme une vitrine. Le premier, groupe fondateur du death metal technique new-yorkais depuis la fin des années 1980, y retrouve une exposition que ses activités plus discrètes de ces dernières années lui offraient moins souvent ; la seconde, formation plus jeune dont l'ascension dans le black metal atmosphérique s'est faite loin des projecteurs, y gagne une visibilité sans commune mesure avec ses concerts habituels. De quoi faire de cette Grand Serpent Rising Tour un instantané assez complet des différentes générations qui composent, en 2026, la scène metal extrême internationale.

Commentaires