Slayer fête les quarante ans de « Reign In Blood » en le jouant en intégralité au Rocklahoma

Slayer fête les quarante ans de « Reign In Blood » en le jouant en intégralité au Rocklahoma

TagsSlayer

Slayer a fêté les quarante ans de « Reign In Blood » en le jouant dans son intégralité, le 6 septembre, en tête d'affiche du festival Rocklahoma, à Pryor, dans l'Oklahoma. Des vidéos filmées par des fans dans le public ont depuis circulé, donnant un aperçu de ce à quoi ressemble aujourd'hui, sur scène, l'un des albums fondateurs du thrash metal.

Un disque entier glissé dans un concert de vingt-trois titres

Le set de Rocklahoma s'est ouvert sur treize titres puisés dans l'ensemble de la discographie du groupe californien — de « South Of Heaven » à « 213 », en passant par « War Ensemble », « Seasons In The Abyss » et « Dead Skin Mask » — avant de basculer, sans interruption annoncée, dans l'exécution complète de « Reign In Blood », des dix morceaux qui vont d'« Angel Of Death » à « Raining Blood ». Deux jours plus tôt, le 4 septembre, Slayer s'était produit au Mystic Lake Amphitheater de Shakopee, dans le Minnesota, avec Down, Suicidal Tendencies et Hatebreed en ouverture.

Un album longtemps entouré de controverse

Paru le 7 octobre 1986 chez Def Jam Recordings, « Reign In Blood » est la première collaboration de Slayer avec le producteur Rick Rubin, dont l'apport a fait évoluer le son du groupe. Le magazine Kerrang! l'a qualifié d'« album le plus lourd de tous les temps » et le considère comme l'un des disques fondateurs du thrash et du speed metal. Sa sortie avait pourtant été retardée par des inquiétudes autour de sa pochette et de son sujet : le morceau d'ouverture, « Angel Of Death », qui évoque les expérimentations menées par Josef Mengele au camp d'Auschwitz, avait valu au groupe des accusations de sympathies nazies — que les membres du groupe ont toujours démenties, expliquant vouloir simplement documenter les faits sans jamais en faire l'apologie. Le disque avait fini par sortir plusieurs mois plus tard, après avoir changé de distributeur.

« Reign In Blood » a été le premier album de Slayer à entrer au Billboard 200, à la 94e place, avant d'être certifié disque d'or par la RIAA en novembre 1992, pour plus de 500 000 exemplaires vendus aux États-Unis. Le bassiste et chanteur Tom Araya et le guitariste Kerry King ont depuis souvent raconté à quel point l'album, à sa sortie, avait marqué une rupture dans le son du groupe et dans le genre tout entier.

La formation qui a rejoué le disque

Depuis leur retour sur scène en 2024, Slayer aligne la même formation qui tournait encore en 2019 : Kerry King et Gary Holt aux guitares, Tom Araya au chant et à la basse, et Paul Bostaph à la batterie. Ce line-up a déjà multiplié les apparitions marquantes depuis sa reformation, du Festival D'été de Québec à Finsbury Park à Londres, en passant par un passage remarqué au concert d'adieu de Black Sabbath, « Back To The Beginning », le 5 juillet 2025 à Villa Park, à Birmingham.

Un retour sur scène marqué par les grandes capacités

Depuis sa reformation en 2024, Slayer a surtout choisi les grandes jauges pour ses rares apparitions. En 2025, le groupe s'était produit devant 35 000 personnes à Blackweir Fields, à Cardiff, puis devant 45 000 à Finsbury Park, à Londres, avant de remplir les 100 000 places du Festival D'été De Québec, au Canada. La seule date de la côte Est américaine du groupe cette année-là avait eu lieu le 20 septembre 2025 au Hersheypark Stadium, en Pennsylvanie, qui peut accueillir 30 000 spectateurs — deux jours après un passage remarqué au festival Louder Than Life, à Louisville, dans le Kentucky.

Une tournée qui se poursuit jusqu'en fin d'année

Slayer doit encore se produire au Mexique, aux États-Unis et en Amérique du Sud d'ici la fin de l'année : Mexico le 21 octobre, le festival Sick New World à Fort Worth le 24 octobre, deux dates au Kia Forum d'Inglewood les 13 et 14 novembre, puis Bogotá, Santiago, Buenos Aires et São Paulo en décembre. Autant d'occasions, pour le groupe, de continuer à faire vivre sur scène un disque que son propre batteur historique, Dave Lombardo, qualifiait en 2021 de « chef-d'œuvre » et de sommet indépassable du thrash metal — un jugement que le public de Rocklahoma n'a manifestement pas démenti.

Commentaires