Dirty Honey annonce « Catch My Butterfly », son troisième album, pour le 15 janvier 2027

Dirty Honey annonce « Catch My Butterfly », son troisième album, pour le 15 janvier 2027

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Le trio californien Dirty Honey publiera le 15 janvier 2027 Catch My Butterfly, son troisième album, produit par John Feldmann. Deux premiers extraits, « Lights Out » et « Butterfly », en dévoilent déjà les deux visages : un rock à guitares frontal d'un côté, une ballade acoustique aux cordes délicates de l'autre.

Un troisième album pour le 15 janvier

Dirty Honey a annoncé le 21 septembre la sortie de Catch My Butterfly, attendu le vendredi 15 janvier 2027. Le disque succède à Can't Find The Brakes, paru en 2023, qui s'était classé deuxième du classement Top Hard Rock Albums du Billboard, et à un premier album éponyme publié en 2021. L'annonce s'accompagne de la mise en ligne de deux titres, « Lights Out » et « Butterfly », qui ouvrent la campagne de ce nouveau chapitre.

Le groupe réunit Marc LaBelle au chant, John Notto à la guitare et Justin Smolian à la basse. Pour ce troisième disque, les trois musiciens ont confié la production à John Feldmann, un habitué des grosses productions rock et pop-punk, dont la liste de collaborations croise Blink-182, Korn ou YUNGBLUD. Un choix qui n'a rien d'anodin pour un groupe longtemps rangé dans la catégorie des héritiers du rock des années 1970.

Quatorze titres, de « Lights Out » à « I Should've Known »

Catch My Butterfly compte quatorze morceaux : « Lights Out », « If It's Over », « Numb », « Wanderlust », « Good For You », « Butterfly », « Good Times Gone », « American Lies », « Poison », « Sweeter », « No Way Out », « New Blood », « Lullaby » et « I Should've Known ». C'est le disque le plus long du groupe à ce jour, et, à en croire ses auteurs, le plus varié.

« Il montre toute l'étendue de ce dont nous sommes capables comme musiciens et comme auteurs, affirme Justin Smolian. Nous ne sommes pas des chevaux à un seul tour. » Marc LaBelle insiste, lui, sur le chemin parcouru : « Je suis très fier de notre persévérance. Tout groupe doit vraiment survivre pour faire un troisième disque. » Il évoque des erreurs commises en studio, des regrets dépassés et une écriture qui s'est affinée avec les années, autant d'éléments qui, dit-il, ont fait boule de neige jusqu'à cet album.

« Lights Out », le premier coup de massue

Placé en ouverture du disque, « Lights Out » joue la carte de la montée en tension : accords ouverts, guitares noyées de delay, basse bondissante, avant que le morceau ne bascule dans un riff en tire-bouchon et un solo incandescent. Le texte y parle d'une menace diffuse, celle d'une lumière sur le point de s'éteindre. « C'était le premier gros morceau, raconte John Notto. C'est l'une de ces rares fois où j'ai réussi le solo dès la démo. » Le guitariste prévient toutefois que le titre n'est « qu'une saveur » parmi d'autres sur le disque.

« Butterfly », une chanson sur l'addiction d'un proche

À l'opposé, « Butterfly » repose sur une guitare acoustique et des cordes discrètes, et sur la voix de Marc LaBelle, poussée dans son registre le plus soul. Derrière l'instrumentation lumineuse, le sujet est lourd : la chanson s'adresse à un être aimé perdu dans la toxicomanie. Le chanteur explique avoir voulu écrire depuis un autre point de vue que le sien, celui d'un parent face à un enfant dépendant, ou d'un proche qui se demande à chaque instant si la personne qu'il aime est encore en vie. « Il y a des problèmes d'addiction dans ma famille », confie-t-il, décrivant une chanson sur l'impuissance face à quelqu'un d'à la fois si beau et si brisé.

D'un record sans maison de disques aux premières parties de Guns N' Roses

Dirty Honey s'est fait connaître en 2019 avec « When I'm Gone », devenu le premier titre d'un artiste sans contrat avec une maison de disques à se hisser à la première place du classement Mainstream Rock du Billboard. Le morceau a connu une seconde vie en 2025, dans une version réenregistrée pour Minecraft, le film. Entre-temps, le groupe a multiplié les tournées, en tête d'affiche comme en première partie de formations comme Guns N' Roses ou The Black Crowes, deux références auxquelles on l'a souvent comparé.

Catch My Butterfly a donc valeur de test. En confiant les manettes à un producteur venu d'un autre horizon, et en assumant un disque qui va du riff frontal à la ballade à cordes, Dirty Honey entend prouver qu'il peut dépasser l'étiquette de revivaliste qui lui colle à la peau. Aucune date européenne n'a été annoncée à ce stade pour défendre l'album.

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