
Clutch annonce « Wasted Lands », son quatorzième album, pour le 22 janvier 2027
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Le groupe américain Clutch publiera « Wasted Lands » le 22 janvier 2027, son quatorzième album studio. Produit par Gene « Machine » Freeman, retrouvé pour la première fois depuis Psychic Warfare, en 2015, il est précédé d'un premier extrait éponyme, accompagné d'un clip.
Un quatorzième album, annoncé le 25 septembre
Clutch a annoncé le 25 septembre la sortie de « Wasted Lands », attendu le vendredi 22 janvier 2027 sur Weathermaker Music, le label que le groupe dirige lui-même depuis 2008. L'annonce s'accompagne de la mise en ligne d'un clip pour le titre-titre du disque. Le nouvel album succède à Sunrise On Slaughter Beach, paru en 2022, et à Book Of Bad Decisions, sorti en 2018.
Des monuments explosés, des villes minières et un « chestburster »
Le communiqué du groupe résume l'esprit du disque dans une avalanche d'images : des monuments explosés, des villes minières hantées, des barons voleurs, des flics du temps, un chestburster, quinze tonnes d'antimatière et une créature appelée Neil Patrick Fallon. Clutch dit n'avoir eu qu'une intention claire en écrivant « Wasted Lands » : composer un grand disque de rock, de ceux qui rendent les fans dingues en concert, tout en se laissant la liberté de suivre les détours inattendus qui, après trente-cinq ans d'existence, continuent de rendre le groupe excitant à ses propres yeux comme à ceux de son public.
Une fausse embrouille sur Facebook, à l'origine du titre-titre
Le chanteur Neil Fallon est revenu en détail sur la genèse des paroles de « Wasted Lands ». Tout serait parti d'une mésaventure sur les réseaux sociaux : quelqu'un l'aurait accusé, sur Facebook, d'avoir renié une promesse faite à un fan, un t-shirt et un dîner offerts dans le cadre d'un concours. « C'était n'importe quoi, raconte-t-il. Beaucoup de gens ont essayé d'expliquer à cette personne que ce n'était pas moi et qu'elle s'était fait avoir. Mais elle refusait obstinément d'y croire. » Plutôt que de laisser filer l'anecdote, le chanteur en a tiré la matière d'une chanson à la mesure de l'absurdité de la situation : « Je me suis dit, tant pis, pas de demi-mesure. Vous voulez un monstre ? Eh bien en voilà un. »
Douze titres, enregistrés au Doom Saloon
« Wasted Lands » compte douze morceaux : « The Drifter Returns », « Stage Fright », « Loaf 'N Jug », « High Class Action Lawsuit », « Chestburster », « Beware The Fever », « Wound Collector », « Colorado Fuel And Iron », « Streets Are His », « The Green Skull », « Wasted Lands » et « The Message Is Clear ». L'album a été enregistré, comme les précédents, au Doom Saloon, le studio personnel du groupe, installé à Frederick, dans le Maryland — un choix qui permet à Clutch de maîtriser son calendrier de bout en bout, de l'écriture à l'enregistrement, sans dépendre d'un studio extérieur.
Un banjo pour la première fois, et une grosse caisse bien placée
Le batteur Jean-Paul Gaster est revenu sur un détail de studio, à propos du titre-titre : « Il y a un passage où Neil dit "légume, minéral, homme ou bête", et j'ai posé un coup de grosse caisse sur "homme ou bête" », raconte-t-il. L'album marque aussi une première pour le groupe : « Beware The Fever » intègre du banjo, un instrument que Clutch n'avait encore jamais fait figurer sur un disque studio en plus de trente ans de carrière.
Gene « Machine » Freeman, un producteur retrouvé après onze ans
Pour ce quatorzième album, Clutch a fait appel à Gene « Machine » Freeman, avec lequel le groupe n'avait plus travaillé depuis Psychic Warfare, en 2015. Entre-temps, Book Of Bad Decisions (2018) et Sunrise On Slaughter Beach (2022) avaient été confiés à d'autres producteurs. Ce retour s'inscrit dans la continuité d'un son que le groupe n'a cessé d'affiner depuis ses débuts, entre riffs groovy, blues du Sud et humour noir revendiqué à chaque disque.
Une discographie sans faux pas depuis plus de trente ans
Depuis ses débuts avec Transnational Speedway League: Anthems, Anecdotes And Undeniable Truths, en 1993, Clutch a construit une discographie remarquablement régulière, à raison d'un album tous les deux à quatre ans, sans jamais changer de cap ni décevoir son public. Le groupe n'a jamais connu de véritable tube au sens radiophonique du terme, en dehors d'« Electric Worry », extrait de From Beale Street To Oblivion (2007), devenu un classique de ses concerts sans jamais avoir percé les ondes comme ses auteurs l'auraient mérité. C'est sur scène, où le groupe a bâti au fil des décennies une réputation de bête de tournée qui dépasse largement le cercle du stoner rock et du hard rock américain, que Clutch a construit sa popularité, plus que sur les classements.
Une deuxième vidéo pourrait suivre
Le clip de « Wasted Lands » est, à ce stade, la seule image mise en avant pour accompagner l'album. À en croire les habitudes du groupe, qui a filmé la plupart de ses titres-titres lors des sorties précédentes, un second extrait visuel n'est pas à exclure d'ici la sortie du disque, le 22 janvier 2027. En attendant, ce sont les paroles et l'énergie du morceau qui donnent le ton d'un album que Clutch promet aussi imprévisible que fidèle à son identité.
Une même formation depuis 1991
Fondé en 1991 à Germantown, dans le Maryland, Clutch n'a connu aucun changement de line-up en plus de trois décennies : Neil Fallon au chant et à la guitare rythmique, Tim Sult à la guitare solo, Dan Maines à la basse et Jean-Paul Gaster à la batterie. Une stabilité rare dans le genre, qui a permis au groupe de traverser les époques, du hardcore de ses débuts au blues-rock qui domine ses albums les plus récents, sans jamais changer de visage ni ralentir son rythme de sorties, tenu depuis plus de trente ans. Aucune date de tournée n'a pour l'instant été annoncée pour accompagner la sortie de « Wasted Lands ».
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