
Europe publie « Come This Madness », son premier album en neuf ans, avec Tobias Forge et Mikael Åkerfeldt en invités
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Le groupe suédois Europe publie ce vendredi 25 septembre « Come This Madness », son douzième album studio et le premier depuis « Walk the Earth », paru il y a neuf ans. Deux invités inattendus, Tobias Forge et Mikael Åkerfeldt, apparaissent sur le disque, dont la sortie précède une tournée où le groupe rejouera l'intégralité de « The Final Countdown » pour les quarante ans de l'album.
Un retour attendu depuis « Walk the Earth »
Neuf années séparent « Come This Madness » du précédent album studio d'Europe, « Walk the Earth », sorti en 2017. Ce douzième opus, un disque de onze titres allant de l'ouverture « One On One » jusqu'à la conclusion « Nothing Can Follow This », en passant par « The Cult of Ignorance » et « Scandinavian Eyes », a été annoncé au printemps dernier et précédé par ce même « One On One », choisi comme carte de visite du disque. Porté par une ligne de basse appuyée et un tempo médian, le morceau est accompagné d'un clip mettant en scène l'acteur suédois Peter Stormare. « La puissance et le ressenti sont neufs, mais certaines mélodies me ramènent à nos débuts », a commenté le chanteur Joey Tempest à propos du titre. L'album est disponible en vinyle, en CD et sur l'ensemble des plateformes numériques.
Deux invités venus d'ailleurs
La sortie de « Come This Madness » a de quoi surprendre par ses invités : le disque accueille Tobias Forge, chanteur et fondateur de Ghost, ainsi que Mikael Åkerfeldt, chanteur et guitariste d'Opeth — deux figures associées à un metal bien plus sombre que le hard rock mélodique d'Europe. La nature exacte de leurs contributions, chant ou chœurs, n'a pas été précisée à ce jour, pas plus que les titres sur lesquels ils interviennent. Ghost, la formation de rock gothique flamboyant que Tobias Forge dirige depuis 2010, s'est imposée durant la décennie 2010 comme l'un des groupes les plus spectaculaires de la scène metal, entre théâtralité scénique et refrains immédiatement chantables. Opeth, de son côté, a bâti sa réputation sur un death metal progressif sophistiqué avant de dériver, au fil de ses derniers albums, vers un rock progressif chargé d'influences seventies — une trajectoire qui n'est pas sans écho avec celle d'Europe lui-même, groupe né dans le sillage du hard rock avant de traverser plusieurs mues stylistiques. Les deux musiciens suédois ont par le passé cité Europe parmi leurs influences déterminantes, et ce genre de passerelle entre générations et esthétiques n'est pas rare dans le hard rock scandinave, où les scènes se croisent plus qu'ailleurs.
Tom Dalgety à la production, Mike Fraser au mixage
L'album a été enregistré au RMV Studio de Stockholm sous la houlette du producteur Tom Dalgety, dont le nom s'est imposé ces dernières années sur plusieurs productions remarquées du rock et du metal contemporains. Le mixage a été confié à Mike Fraser, ingénieur du son chevronné dont la feuille de route inclut des collaborations avec AC/DC et Aerosmith. Cette association entre un producteur associé aux scènes rock actuelles et un ingénieur du son issu du hard rock des années 1980 résume assez bien l'ambition du disque : parler au présent sans renier l'héritage du groupe.
Un accueil critique déjà favorable
Les premiers retours saluent un disque qui n'a rien perdu de sa vigueur. Le magazine britannique Louder décrit un groupe « plus incisif, plus dur et plus rapide, qui brille comme une carrosserie repeinte à neuf sur une voiture de collection », soulignant la manière dont Europe parvient, près de cinquante ans après ses débuts, à conjuguer l'énergie de ses jeunes années et la maturité de ses interprètes actuels. Ce type d'accueil n'est pas anodin pour un groupe dont la réputation reste, aux yeux du grand public, largement construite autour d'un unique tube planétaire.
Une tournée pour les quarante ans de « The Final Countdown »
La sortie de l'album précède de quelques jours le lancement d'une tournée anniversaire consacrée à « The Final Countdown », l'album qui avait propulsé Europe au sommet des charts mondiaux en 1986. Les dates britanniques débutent le 30 septembre à Glasgow, avant une série de concerts à travers l'Europe qui se prolongera jusqu'en novembre. Le groupe y interprétera l'intégralité de cet album fondateur, complété par des extraits de « Come This Madness » et par une sélection de titres issus du reste de sa discographie — une manière de faire dialoguer, sur scène, les deux extrémités de sa carrière, quarante ans après le disque qui l'a rendu célèbre et le jour même où paraît celui qui doit prouver qu'il a encore quelque chose à dire.
De Upplands Väsby au sommet des charts
Formé en 1979 à Upplands Väsby, en Suède, Europe s'est imposé au tournant des années 1980 comme l'un des fers de lance du hard rock mélodique scandinave, avant que « The Final Countdown », paru en 1986, ne le hisse au rang de phénomène mondial. Le groupe s'est séparé au lendemain de « Prisoners in Paradise », en 1991, avant de se reformer en 2004. Depuis, Europe a publié une succession d'albums studio qui ont peu à peu réorienté son identité vers un hard rock plus dur et plus organique, plus proche du blues rock que de la pop-metal des années 1980, jusqu'à « Walk the Earth » en 2017 — un parcours de plus en plus éloigné, disque après disque, de l'image que le grand public garde du groupe.
Ce que l'on ignore encore
Ni le label ni la maison de disques n'ont été précisés dans les annonces relayées jusqu'ici, pas plus que les titres exacts sur lesquels apparaissent Tobias Forge et Mikael Åkerfeldt. Aucun des deux invités ne s'est pour l'instant exprimé publiquement sur cette collaboration, dont l'origine — une rencontre, une admiration commune ou une simple proposition de studio — reste elle aussi à préciser, tout comme la question de savoir si l'un ou l'autre rejoindra le groupe sur scène pendant la tournée anniversaire qui débute cette semaine.
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