
Greta Van Fleet annonce sa tournée 2027 « Into The Beginning » : quatorze dates en Europe, dont l'Adidas Arena de Paris le 27 mai
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Greta Van Fleet revient, et le quatuor du Michigan ne revient pas en demi-teinte. Le groupe a annoncé samedi 3 octobre les détails de sa tournée 2027, « Into The Beginning » : cinquante-neuf dates à travers l'Amérique du Nord, le Royaume-Uni et l'Europe, déployées entre février et juillet prochain. Au cœur du dispositif, une étape européenne de quatorze concerts programmés du 15 mai au 4 juin 2027, de Munich à Dublin, qui passera par l'Adidas Arena de Paris le 27 mai et par quatre arenas britanniques. La route accompagne la sortie de Palace for the People, quatrième album du groupe attendu le 9 octobre chez Republic Records — son premier disque depuis Starcatcher, en 2023.
Une annonce attendue depuis deux ans
Il faut mesurer ce que l'événement a d'inespéré pour les fans du groupe. En mai dernier, une publication énigmatique sur les réseaux sociaux avait semé le doute : un montage retraçant toute la carrière des quatre musiciens, conclu par ces mots — « Thanks for the wild ride. Love, Josh, Jake, Sam and Daniel. » À l'époque, Greta Van Fleet n'avait plus joué en public ni publié la moindre nouveauté depuis 2024, et beaucoup avaient lu dans cette formule un adieu déguisé.
Il n'en était rien. Les deux années écoulées avaient en réalité été consacrées à des chemins de côté. Le guitariste Jake Kiszka a formé en 2024, avec Chris Turpin du groupe Ida Mae, le duo Mirador, qui a sorti son premier album en 2025 et a assuré l'ouverture de plusieurs dates du groupe la même année. Le bassiste Sam Kiszka et le batteur Danny Wagner ont participé en janvier 2026 à The Dreamin' Kind, l'album du chanteur américain Langhorne Slim, le premier à la production, aux claviers et à la basse, le second aux percussions et aux guitares. Jake et Sam ont également pris place, en tant que musiciens, dans la reconstitution à l'écran du E Street Band de Bruce Springsteen dans Deliver Me From Nowhere, le film consacré à l'enregistrement de Nebraska — l'un des disques ayant le plus marqué le groupe.
C'est donc un groupe rechargé, et surtout un groupe qui a vérifié loin des projecteurs ce qu'il voulait encore dire ensemble, qui annonce ce retour — près de trois ans après sa dernière grande tournée en solitaire.
Palace for the People, le quatrième album
« Into The Beginning » est d'abord la tournée d'un disque. Palace for the People paraîtra le 9 octobre chez Republic Records, le label qui porte le groupe avec Lava Records depuis sa signature en 2017. Le quatuor en a déjà dévoilé un premier extrait en images, « Tear It Down », dont la visualizer est en ligne sur sa chaîne officielle : une carte de visite directe et tendue, portée par la voix de Josh Kiszka au meilleur de son registre.
Le disque succède à Starcatcher, sorti le 21 juillet 2023, produit par Dave Cobb et parvenu à la huitième place du Billboard 200, avec une nomination au Grammy Award du meilleur album rock à la clé en 2024. Trois albums studio seulement séparent aujourd'hui le groupe de ses débuts — Anthem of the Peaceful Army (2018), The Battle at Garden's Gate (2021) et Starcatcher (2023) — tant chaque disque a été longuement défendu sur les routes. C'est précisément ce fil, entre un album et la scène qui le prolonge, que la tournée 2027 renoue : une première grande randonnée en solitaire depuis le « Dreams in Gold Tour » de 2021-2022, la dernière tournée complète du groupe, seulement ponctuée depuis par des soirées ponctuelles comme sa tête d'affiche à la Royal Albert Hall de Londres à l'été 2024.
L'étape européenne, date par date
Le cœur de l'annonce concerne nos fuseaux : quatorze dates européennes et britanniques, concentrées sur trois semaines entre la mi-mai et le début de l'été 2027. Le calendrier, tel que communiqué par le groupe, se lit comme une grande traversée du continent, du sud vers le nord puis vers l'ouest :
- 15 mai 2027 — Munich, Allemagne — Olympiahalle
- 16 mai — Milan, Italie — Unipol Forum
- 18 mai — Hambourg, Allemagne — Barclays Arena
- 19 mai — Copenhague, Danemark — Royal Arena
- 21 mai — Berlin, Allemagne — Uber Arena
- 22 mai — Prague, République tchèque — O2 Arena
- 24 mai — Amsterdam, Pays-Bas — Ziggo Dome
- 25 mai — Bruxelles, Belgique — Forest National
- 27 mai — Paris, France — Adidas Arena
- 28 mai — Londres, Royaume-Uni — The O2
- 30 mai — Birmingham, Royaume-Uni — Utilita Arena
- 1er juin — Manchester, Royaume-Uni — Co-op Live
- 2 juin — Glasgow, Royaume-Uni — OVO Hydro
- 4 juin — Dublin, Irlande — 3Arena
Quatorze soirs dans des salles de premier rang, et pas un seul festival : le groupe ne vient pas en invité d'un week-end, il vient en tête d'affiche, avec sa propre production. Le filage est presque continu — un ou deux jours de repos entre chaque étape — et dessine un tour d'Europe des grandes arenas, de l'Olympiahalle munichoise, construite pour les Jeux olympiques de 1972, à la Ziggo Dome d'Amsterdam, ouverte en 2012 à l'ombre du stade de football de la ville.
L'Allemagne est l'étape la plus fournie de cette partie du parcours, avec trois dates — Munich le 15 mai, Hambourg le 18, Berlin le 21 dans l'arena que l'on appelait Mercedes-Benz Arena jusqu'en 2024 — signe d'un marché qui a porté le groupe dès ses débuts, lorsque « Highway Tune » trônait en tête des radios rock américaines et que l'Europe entière découvrait ce quatuor sorti d'une petite ville du Michigan. L'Italie (le 16 à l'Unipol Forum d'Assago, en banlieue de Milan), le Danemark (le 19 à la Royal Arena de Copenhague, ouverte en 2017) et la République tchèque (le 22 à l'O2 Arena de Prague, ouverte en 2004 et longtemps la plus grande salle de concert du centre du continent) reçoivent chacun une date unique — le genre d'étape qui, pour un groupe américain, se décide sur la foi des préventes et des classiques de la rotation radio.
Le groupe voyage en outre avec une première partie unique pour toute l'étape européenne : le duo rock américain Larkin Poe, formé par les sœurs Rebecca et Melanie Lovelace, déjà rôdé aux grandes scènes et capable d'imposer un blues-rock électrique qui installe exactement le climat attendu avant un concert de Greta Van Fleet.
Paris, le 27 mai, à l'Adidas Arena
Retenons la date française : le 27 mai 2027, deux jours avant Londres, Greta Van Fleet jouera à l'Adidas Arena de Paris. Construite porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement, et ouverte en 2024 pour les Jeux olympiques, la salle est aujourd'hui l'un des plus beaux outils parisiens pour les concerts de cette taille — un écrin récent, taillé pour le son, où le groupe devrait pouvoir déployer une production à la hauteur de ses soirées d'arenas.
Le choix de la date, en semaine et à deux jours de la première londonienne, dit aussi la logique de ce segment britannique : le groupe remonte le continent du sud vers le nord — Munich, Milan, Hambourg, Copenhague, Berlin, Prague — puis oblique vers l'ouest par Amsterdam, Bruxelles et Paris, avant de traverser la Manche pour cinq dates au Royaume-Uni et en Irlande. Les fans français qui hésitent avec un week-end à Londres peuvent être rassurés : il ne faudra pas choisir entre les deux, à condition de réagir tôt. Une seule date française figure au calendrier, et l'histoire des tournées du groupe incite à ne pas attendre la mise en vente générale pour rêver d'une seconde soirée parisienne.
Le programme, lui, s'annonce à la hauteur de ce que le groupe fait de mieux sur scène : les pièces amples de The Battle at Garden's Gate, « My Way, Soon » en tête, ou « Heat Above » et sa montée presque religieuse, portées par la voix de Josh Kiszka, cet instrument hors du temps qui fit dire à Robert Plant en 2018 que le groupe était « Led Zeppelin I ». Gageons que Palace for the People, à quelques semaines de sa sortie, viendra largement enrichir le répertoire de cette soirée.
Cinq dates outre-Manche et en Irlande
Côté britannique, le groupe a pris ses quartiers dans quatre des plus grandes arenas du pays, plus Dublin pour la clôture. Le 28 mai, lendemain du concert parisien, Greta Van Fleet investira The O2, sur la péninsule de Greenwich. Trois jours plus tard, le 30 mai, place à l'Utilita Arena de Birmingham ; le 1er juin à Manchester à la Co-op Live, l'arena la plus récente du pays, ouverte en 2024 et présentée comme la plus grande arena du Royaume-Uni ; et le 2 juin à Glasgow, à l'OVO Hydro.
La tournée européenne s'achèvera le 4 juin à la 3Arena de Dublin, sur les quais de la ville, comme un dernier rappel avant le retour vers l'Amérique. Le mois de mai 2027 s'annonce chargé de l'autre côté de la Manche, entre la vague Muse — qui vient elle aussi d'annoncer une grande tournée d'arenas européennes pour la même saison — et ce retour très attendu du rock américain.
Et de part et d'autre de l'Atlantique
L'étape européenne n'est que la partie médiane d'un plan à trois volets. La tournée démarre le 3 février 2027 à l'Enmarket Arena de Savannah, en Georgie, et déroule vingt-neuf dates nord-américaines jusqu'au 30 mars et la Ball Arena de Denver — un circuit des grandes arenas américaines : Bridgestone Arena à Nashville, State Farm Arena à Atlanta, Target Center à Minneapolis, Climate Pledge Arena à Seattle, parmi d'autres.
Après six semaines en Europe, le quatuor repartira pour une seconde boucle américaine de seize dates, du 5 juillet à la Rogers Arena de Vancouver au 31 juillet et l'Acrisure Amphitheater de Grand Rapids, dans le Michigan — un concert à domicile, à l'amphithéâtre, pour refermer la saison près de la maison de Frankenmuth. Ces dates-là auront leurs premières parties propres, distribuées au fil du calendrier : Arc De Soleil, Edgehill, The Kooks, Luna Li, Sana Sana Musica, Portugal. The Man, Sun Room et Friko.
Les billets : à vos agendas
Pour l'Europe et le Royaume-Uni, la prévente réservée aux fans inscrits ouvre ce mercredi 7 octobre à 10 heures, heure locale, et la mise en vente générale le vendredi 9 octobre à 10 heures — le jour même de la sortie de Palace for the People, ce qui promet un appétit certain. Pour l'Amérique du Nord, la prévente fan ouvre le 13 octobre à 9 heures (heure locale), la vente générale le 15 octobre à 10 heures. On ne peut que conseiller de s'enregistrer dès maintenant sur le site officiel du groupe : les préventes, sur ce type d'annonces, sont souvent la seule porte qui reste ouverte.
Un groupe façonné par la route
Ce retour vaut aussi par ce que Greta Van Fleet représente dans le paysage du rock mondial. Formé en 2012 à Frankenmuth, petite ville du Michigan, par les frères Kiszka — Josh au chant, Jake à la guitare, les jumeaux, et Sam à la basse — et leur ami Danny Wagner à la batterie, le groupe a signé en 2017 chez Lava/Republic, vu « Highway Tune » numéro un des radios rock américaines, décroché quatre nominations aux Grammy Awards de 2019 et remporté celui du meilleur album rock pour From the Fires.
Depuis, chaque album a été une épreuve de route : le « Dreams in Gold Tour » de 2021-2022, le Rock im Park de Nuremberg dès 2018, la Royal Albert Hall de Londres en juillet 2024, Mad Cool à Madrid la même année, Tons of Rock à Oslo — autant de preuves que ce groupe n'existe pleinement qu'en concert, et que le public européen ne s'y est jamais trompé.
Deux ans de silence, une rumeur de séparation, des albums signés ailleurs, et voilà donc Greta Van Fleet de nouveau en route, un disque sous le bras et cinquante-neuf dates dans le rétroviseur. Le 27 mai 2027, à Paris, il n'y aura plus grand monde pour douter que le tour de chant valait l'attente.
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