Enslaved publie « Mið », son dix-septième album, et revient en France en février 2027 avec Sólstafir

Enslaved publie « Mið », son dix-septième album, et revient en France en février 2027 avec Sólstafir

TagsArve IsdalEnslavedGaahls WYRDGrutle KjellsonHåkon VinjeIvar BjørnsonIver SandøyJohan Sara JrKevin Kicking WomanSólstafirMið

Le groupe norvégien Enslaved a publié le 30 octobre sur Nuclear Blast Mið, son dix-septième album studio, trente-cinq ans après ses débuts à Bergen. Deux voix venues de peuples autochtones y côtoient les rythmiques black metal progressif du quintette, qui repart en février 2027 sur les routes d'Europe, avec cinq dates en France, aux côtés de Sólstafir.

Un titre qui désigne le centre

Le mot Mið vient du vieux norrois et désigne le « centre », le « milieu ». Le label résume le propos de l'album comme celui de l'axe : le milieu, l'origine et la portée infinie de l'instant présent. Le disque, annoncé le 20 août dernier, s'inscrit dans la lignée de Utgard (2020) et de Heimdal (2023), que le groupe présente comme les volets d'une même réflexion sur les rites de passage.

Fondé en 1991 par le guitariste Ivar Bjørnson et le chanteur-bassiste Grutle Kjellson, Enslaved compte aujourd'hui dans ses rangs le guitariste Arve « Ice Dale » Isdal, le claviériste Håkon Vinje et le batteur Iver Sandøy. Huit morceaux composent le disque : « Non-Being », « I Am Ice », « Solar Will », « Mountain », « Spirit Helper », « Parting », « Tales of Trees » et « I Miðju ».

Deux invités, deux traditions

La particularité de Mið tient à ses deux collaborations. Le musicien sámi Johan Sara Jr prête sa voix à « I Am Ice », tandis que Kevin Kicking Woman, musicien issu de la nation des Pieds-Noirs, apparaît sur « Spirit Helper ». Ces deux invitations donnent à l'album une dimension rituelle, qui prolonge le goût du groupe pour la mythologie et les cosmogonies du Nord.

Les deux premiers extraits donnaient le ton. « Solar Will », dévoilé avec son clip le 20 août, raconte un culte du soleil et une rivalité issue de la mythologie nordique, dont Grutle Kjellson refuse volontairement de nommer les figures. « Tales of Trees », partagé le 23 septembre, s'appuie sur les arbres comme miroir de l'esprit humain : le chanteur a expliqué qu'il s'agissait bien de contes d'arbres, mais pas d'abord au sens botanique du terme.

Une tournée de vingt et une dates en février 2027

Le groupe a annoncé qu'il partirait en février 2027 pour une tournée européenne en co-tête d'affiche avec ses amis islandais de Sólstafir, avec Gaahls Wyrd en première partie. Les billets sont en vente depuis le 25 septembre. La tournée s'ouvre à Berlin le 4 février et s'achève à Brno le 27, après des étapes en Allemagne, au Danemark, en Espagne, au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse, en Italie, en Autriche et en Pologne.

La France est particulièrement bien servie, avec cinq rendez-vous :

le 9 février à Strasbourg, à La Laiterie ; le 11 février à Rennes, à L'Antipode ; le 12 février à Clermont-Ferrand, à La Coopérative de Mai ; le 13 février à Toulouse, au Metronum ; et le 16 février à Paris, à l'Élysée Montmartre. Pour les amateurs de black metal atmosphérique et de rock progressif nordique, l'affiche est de celles qui justifient à elles seules le déplacement.

Un groupe qui ne cesse de se déplacer

Trente-cinq ans après ses premiers pas, Enslaved n'a rien d'un groupe qui se contente de gérer un héritage. Né dans la scène black metal norvégienne du début des années 1990, il a progressivement ouvert son écriture au rock progressif, aux longues structures et aux chœurs clairs, sans renier la violence de ses débuts. Mið poursuit ce mouvement en lui adjoignant des voix venues d'ailleurs, ce qui en fait l'un des disques les plus singuliers de la fin d'année dans le metal extrême.

L'album est disponible en CD, en digipack avec morceau bonus et en vinyle gatefold dans plusieurs coloris. Les dates françaises de février seront l'occasion d'entendre ces nouveaux titres sur scène, aux côtés de Sólstafir dont l'univers, mélancolique et ample, s'accorde naturellement à celui des Norvégiens.

Commentaires