Poulpaphone : une deuxième soirée entre rock’n’roll, dub et électro

Poulpaphone : une deuxième soirée entre rock’n’roll, dub et électro

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Après une première journée placée sous le signe de la découverte et de l’éclectisme, le Poulpaphone retrouvait L’Embarcadère pour sa deuxième soirée. Pour cette 22e édition, le festival investit pour la troisième fois ce lieu emblématique du port de Boulogne-sur-Mer. Avec son architecture contemporaine, ses volumes bruts et son atmosphère maritime, L’Embarcadère offre un écrin particulier aux artistes qui viennent faire vibrer ses murs le temps d’un week-end.

Et pour cette deuxième soirée, le festival démarre sur les chapeaux de roues.

Les Spunyboys : du rock’n’roll plein les veines

© Photos / Killian Deleplace

Pour ouvrir la soirée, impossible de rester immobile avec les Spunyboys. Banane flamboyante, contrebasse et énergie survoltée : le trio nordiste plonge immédiatement le public dans l’ambiance des années 50.

Depuis 2006, les frères Rémi et Guillaume, rejoints par Eddie à la guitare en 2011, font vivre leur passion pour le rockabilly à travers un mélange de rock’n’roll, hillbilly, country et rhythm’n’blues.

Avec plus de 1 300 concerts au compteur, les Spunyboys savent comment occuper une scène. Le public est rapidement embarqué par cette énergie communicative et ce goût assumé pour le spectacle. Une ouverture de soirée aussi généreuse que déchaînée.

Zentone : les basses prennent le contrôle

© Photos / Killian Deleplace

Changement d’ambiance avec Zentone. La rencontre entre Zenzile et High Tone transforme L’Embarcadère en véritable caisse de résonance.

Né en 2006, le projet réunit deux figures majeures du dub français autour d’une même volonté : faire ressentir la musique autant qu’elle s’écoute.

Les machines se mêlent aux instruments, les effets s’empilent et les basses envahissent progressivement l’espace. Le public se retrouve plongé dans une expérience sonore hypnotique, où le dub rencontre le reggae et l’électro.

Zentone ne cherche pas simplement à faire danser : le groupe construit une atmosphère. Les vibrations se propagent dans la salle et donnent au set une dimension presque physique.

Zélie : une pop libre et explosive

© Photos / Killian Deleplace

Après les basses, place à l’univers coloré de Zélie. Originaire de Lille, l’autrice-compositrice-interprète propose une pop moderne où se croisent sonorités électroniques et influences urbaines.

Mais c’est surtout sur scène que son univers prend toute sa dimension. Zélie ne se contente pas de chanter : elle danse, bouge et joue avec l’espace, mêlant sa pop tranchante à des influences issues de la danse contemporaine et du hip-hop.

Son énergie communicative contraste avec les ambiances précédentes et apporte une nouvelle couleur à cette deuxième soirée. Un live spontané, intense et personnel, à l’image de l’artiste.

Vladimir Cauchemar : le Poulpaphone plonge dans l’étrange

© Photos / Killian Deleplace

Pour clôturer cette soirée, le Poulpaphone accueille un personnage devenu incontournable de la scène électro française : Vladimir Cauchemar.

Masque de tête de mort, flûte à la main et basses ravageuses, difficile de le confondre avec quelqu’un d’autre. Depuis son apparition en 2017 avec Aulos, le mystérieux producteur cultive un univers singulier, à la croisée de l’électro, du rap et de la trap.

Sur scène, son identité reste masquée, mais sa présence se fait immédiatement ressentir. Les basses frappent, les mélodies s’envolent et le public se laisse progressivement emporter par cet univers aussi mystérieux qu’énergique.

Après avoir collaboré avec des artistes comme Orelsan, Vald, Caballero et JeanJass, Vladimir Cauchemar continue de développer un personnage qui ne ressemble à aucun autre. Une manière idéale de terminer cette deuxième soirée : spectaculaire, dansante et légèrement inquiétante.

Une deuxième soirée à l’image du Poulpaphone

Des guitares et de la contrebasse des Spunyboys aux basses profondes de Zentone, en passant par la pop explosive de Zélie et l’électro masquée de Vladimir Cauchemar, cette deuxième soirée aura une nouvelle fois illustré la diversité musicale du Poulpaphone.

Dans l’ambiance particulière de L’Embarcadère, les artistes se sont succédé sans jamais se ressembler, offrant au public un véritable voyage musical.

Deux jours, plusieurs univers et une même envie : faire vibrer Boulogne-sur-Mer.

Le Poulpaphone referme ainsi cette 22e édition avec une programmation à son image : libre, éclectique et résolument vivante.

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