Goh-Ka

Goh-Ka

Critiques

Trente-trois ans après Scorn Defeat , son premier album de 1993, Sigh continue de se comporter comme un groupe qui n'a jamais appris à rentrer dans une case. Les Japonais, fondés à la toute fin des années 1980 autour de Mirai Kawashima , avaient signé chez Peaceville Records avec Shiki en 2022 ; ils y publient aujourd'hui Goh-Ka , sorti le 4 septembre 2026, après la relecture I Saw the World's End: Hangman's Hymn MMXXV l'an dernier. L'enjeu est simple à énoncer et difficile à tenir : prolonger la veine ample et personnelle de Shiki sans se répéter, autour d'un sujet qui n'a rien de commercial. Le sujet, justement. Goh-Ka , dont le titre porte trois sens à la fois, le feu infernal qui brûle les pécheurs, l'incendie qui détruira le monde à la fin des temps et le karma, s'appuie sur le Kuso-zu , ces peintures bouddhiques qui montrent les neuf étapes de la décomposition d'un corps après la mort. L'idée est de détacher le regard de la beauté périssable. Les peintures servent de pochette et…

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