Cinq musiciens d'Omaha, dans le Nebraska, une recette unique depuis 1988 : le rock alternatif de Nick Hexum et de Tim Mahoney, la basse ronde de P-Nut, la batterie de Chad Sexton et le flow de SA Martinez, qui n'a jamais cessé de croiser rap, reggae et funk. Installés à Los Angeles au début des années 1990, 311 perce avec son troisième album, sobrement intitulé « 311 » (1995), et ses deux tubes « Down » et « All Mixed Up ». Music (1993) et Transistor (1997) — ce dernier quatrième du Billboard 200 — restent les pierres angulaires d'une discographie riche d'une quinzaine d'albums studio, de Stereolithic (2014) à Full Bloom (2024), en passant par Mosaic (2017) et Voyager (2019), sans compter les relectures « 90s Throwback » publiées en 2025. C'est sur scène que le groupe donne sa pleine mesure : des milliers de concerts, un public d'une fidélité rare et le fameux « 311 Day », célébré chaque 11 mars devant des salles entières, où la bande d'Omaha joue plus de trois heures. Trente ans après ses débuts, 311 demeure l'une des rares formations américaines à avoir traversé les modes sans jamais renier son mélange.































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