Olivier Haudegond, alias Didier Super, est un chanteur, musicien et humoriste français né le 27 février 1973 à Douai, dans le Nord. Fils d’une professeure d’arts plastiques et d’un peintre, il grandit dans un environnement artistique avant de se forger un personnage aussi trash que jubilatoire, devenu culte dans le paysage de la chanson française décalée.
Des débuts punk à la reconnaissance médiatique
Avant de devenir Didier Super, Olivier Haudegond fait ses armes au sein du groupe amateur Zeu Discomobile, qui multiplie les reprises punk de classiques de la chanson française. En 2004, il se fait connaître d’un plus large public avec un premier disque aux textes volontairement corrosifs et provocateurs, assumant une écriture sans filtre qui tranche avec la variété policée de l’époque.
Un style minimaliste et un humour cash
Son deuxième album, “Vaut mieux en rire que s’en foutre 2 - version pour les vieux”, sort le 2 avril 2007 : il reprend les titres du premier disque, cette fois accompagnés d’un orchestre symphonique, dans un contraste volontairement grotesque entre la grandiloquence de l’arrangement et la crudité des paroles. Didier Super revendique une instrumentation volontairement simple, quasi rudimentaire, qui met en valeur ses textes et son sens de la formule.
Vers le one-man-show
À partir de 2008, il oriente de plus en plus sa carrière vers la scène comique, avec un one-man-show, une parodie de comédie musicale et même une bande dessinée retraçant son parcours. Personnage clivant assumé, Didier Super est devenu au fil des années une figure incontournable des scènes alternatives françaises, où son mélange de chanson trash et d’humour noir continue de fédérer un public fidèle.
