Trompettiste franco-libanais né le 5 novembre 1980 à Beyrouth, Ibrahim Maalouf grandit en banlieue parisienne après que sa famille a fui le Liban. Il pose la trompette pour la première fois à sept ans, entre les mains de son père Nassim Maalouf, ancien élève de Maurice André au Conservatoire de Paris, qui lui transmet le répertoire classique comme la musique arabe et l’improvisation — et l’instrument aux pistons supplémentaires qui autorise les quarts de ton, signature du fils. Premier nommé au conservatoire régional de Paris à dix-huit ans, lauréat du concours international Maurice André, il renonce en 2003 à l’architecture pour vivre de la musique.
Diasporas (2007) ouvre une discographie qui compte aujourd’hui une vingtaine d’albums et des dizaines de musiques de films. Le grand public français le découvre aux Victoires de la musique 2014, où Illusions est primé dans la catégorie musiques du monde ; une seconde Victoire suit en 2017, pour ses concerts. En 2015 paraissent le même jour Kalthoum, hommage à l’astre d’Orient, et Red & Black Light, dont le titre éponyme devient en 2026 le sample de l’une des musiques officielles de la Coupe du monde de football. Suivent S3NS (2019), 40 Melodies (2020), écrit pour ses quarante ans, Queen of Sheba et Capacity to Love (2022), nommés aux Grammy Awards, puis Trumpets of Michel-Ange (2024) et sa suite, attendue cette année. Repéré par Quincy Jones, devenu son manager en 2017, il a enregistré avec Sting, Mika, Amadou & Mariam ou le Kronos Quartet. L’Expo-Aréna de Bratislava reçoit cette trompette à quarts de ton.























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