Pianiste, organiste et compositeur né à Boston le 28 août 1968, Larry Goldings a reçu l'essentiel de sa formation au piano classique avant de bifurquer vers le jazz auprès de Jaki Byard et Fred Hersch, sur les bancs de la New School de New York. Encore étudiant, il accompagne Jim Hall pendant près de trois ans et croise à Copenhague, dans le sillage de Roland Hanna, Sarah Vaughan, Kenny Burrell, Tommy Flanagan et Hank Jones.
Diplôme en poche, il monte un trio durable avec le guitariste Peter Bernstein et le batteur Bill Stewart, inauguré par Intimacy of the Blues en 1991. Mais c'est le Hammond B-3, tenu basse aux pédaliers, qui devient sa signature : Michael Brecker s'en empare sur Time is of the Essence, James Taylor bâtit autour de lui son spectacle One Man Band, et l'orgue de « Gravity » colore Continuum, l'album primé de John Mayer. Avec John Scofield et Jack DeJohnette, il forme Trio Beyond, nommé aux Grammy pour Saudades ; une autre nomination suivra en 2017 aux côtés du batteur Steve Gadd.
Une quinzaine d'albums en leader, plus d'une centaine en accompagnateur, des partitions pour le cinéma et la télévision via les programmes de Sundance : Goldings est l'un de ces musiciens de studio que tout le monde a entendus sans toujours connaître son nom — son alter ego comique Hans Groiner, apparu sur scène et sur disques, s'amuse précisément de cette discrétion.












































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