Artistes
Alabama
Trois cousins des collines du nord-est de l'Alabama — Randy Owen au chant, Teddy Gentry à la basse, Jeff Cook à la guitare — montent le groupe en 1969 à Fort Payne, l'appellent d'abord Wildcountry, et jouent six soirs par semaine pour les pourboires du Bowery, un club de Myrtle Beach. Signé chez RCA en 1980, Alabama enchaîne alors ce que la country n'avait jamais vu : « Tennessee River » ouvre une série de vingt et un numéros un consécutifs, Feels So Right (1981) et Mountain Music (1982) finissent quadruple platine, et le trio devient le premier groupe à ravoir trois fois de suite le titre d'Entertainer of the Year des CMA. Mêlant country, southern rock et harmonies pop, le quatuor — avec le batteur Mark Herndon — est devenu le plus primé de l'histoire du genre : plus de soixante-quinze millions de disques vendus, plus de quarante numéros un, un siège au Country Music Hall of Fame en 2005. Après une tournée d'adieu en 2004 puis le décès de Jeff Cook en 2022, Owen et Gentry tournent…
Alabama 3
Formé à Brixton, au sud de Londres, en 1995, Alabama 3 est né d'une rencontre fortuite : Jake Black et Rob Spragg se croisent lors d'une rave à Peckham et décident que la fusion de la country et de l'acid house est une piste musicale comme une autre. Le pari donne un son sans équivalent — acid house, gospel, blues rock et guitares — et un groupe qui se prend pour une église, la First Presleyterian Church of Elvis the Divine, où chacun porte un pseudonyme : Spragg est Larry Love, Black le Very Reverend Dr. D. Wayne Love. Chez One Little Indian, le premier album, Exile on Coldharbour Lane (1997), installe le décor ; La Peste (1999) et Power in the Blood (2002) le confirment. « Woke Up This Morning », tiré du premier, devient le générique d'ouverture de la série Les Sopranos et entre dans tous les foyers — sous le nom A3 aux États-Unis, pour ne pas marcher sur les plates-bandes du groupe de country Alabama. Jake Black meurt en 2019 ; le groupe continue, préfère la scène à tout — des…
Alabama Shakes
Les origines : une rencontre dans l'Alabama profond Tout commence en 2009 dans la petite ville d'Athens, Alabama, lorsque Brittany Howard (guitare, chant) et Zac Cockrell (basse) décident de former un groupe. Rapidement rejoints par Heath Fogg (guitare) et Steve Johnson (batterie), ces quatre jeunes musiciens du Sud profond américain vont révolutionner la scène soul-rock en quelques années seulement. Le nom du groupe lui-même – Alabama Shakes – résume parfaitement leur ADN : l'ancrage territorial revendiqué (Alabama) et la promesse d'une déflagration sonore (Shakes). Cette identité sudiste n'est pas un folklore mais une réalité viscérale : leurs racines plongent dans l'héritage du blues, du gospel et de la soul qui ont façonné le Sud américain depuis des générations. L'ascension fulgurante : de myspace aux grammy awards Les débuts underground (2009-2011) Comme tant de groupes de leur génération, Alabama Shakes commence par partager sa musique sur MySpace. Mais contrairement à la…

















































