Songhoy Blues

Songhoy Blues

Groupe de desert blues venu du nord du Mali, Songhoy Blues naît en 2012 à Bamako, où ses membres se sont réfugiés après la prise du nord par les groupes jihadistes et l'interdiction de la musique qui l'a suivi. Garba Touré, guitariste de Diré près de Tombouctou, Aliou Touré et Oumar Touré — trois Touré sans lien de parenté, de l'ethnie songhoy, d'où le nom du groupe — y rejouent les ambiances perdues du pays, guitares électriques en avant.

Leur salut vient d'Africa Express, la caravane de Damon Albarn passée par Bamako en septembre 2013 : la bande enregistre « Soubour » avec Nick Zinner, guitariste des Yeah Yeah Yeahs, puis un premier album, Music in Exile, publié en 2015 chez Transgressive et salué de toutes parts — un « chef-d'œuvre de desert blues » selon le NME, qui marie les licks américains à la groove malienne. Nominé aux Q Awards comme révélation de l'année, le groupe traverse alors les festivals — Glastonbury Festival, Roskilde, Austin City Limits — et figure au générique du documentaire They Will Have to Kill Us First.

Résistance (2017), Optimisme (2020) et Héritage (2025) creusent le sillon d'un rock africain assumé : fils du percussionniste de longue date d'Ali Farka Touré, Garba Touré revendique autant les Beatles et Hendrix que le hip-hop, et l'on a pu qualifier leur énergie scénique de « timbuktu punk ».

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