Formé en décembre 1993 à Rennes, Tagada Jones est l'un des fers de lance du punk metal français. Autour de Niko, au chant et à la guitare, épaulé depuis 1997 par La Guiche à la guitare, Waner à la basse et Job à la batterie, le groupe creuse un sillon où le hardcore, le crossover thrash puis l'électro se répondent, porté par des textes français qui dénoncent les manipulations médiatiques, le fanatisme ou le « capitalisme sauvage ». Les débuts sont underground — « Plus de bruit » (1997), « Virus » (1998), « Manipulé » (2001) — puis « L'Envers du décor » (2003) et Le Feu aux poudres (2006), vendu à 11 000 exemplaires, installent le groupe dans le paysage rock hexagonal ; dès 2007, il compte déjà 850 concerts et 19 pays visités. Suivent Les Compteurs à zéro (2008), Descente aux enfers (2011) puis Dissident (2014), qui appelle une galerie d'invités : Reuno et Philo de Lofofora, Poun de Black Bomb A, Vinc' d'AqME, Guizmo de Tryo, Loran des Bérurier Noir ou Stéphane Buriez, de Loudblast. La peste et le choléra (2017) porte le regard du groupe sur le sort des migrants ; À feu et à sang (2020), écrit et enregistré pendant le premier confinement avec le producteur américain Bill Stevenson, accueille Didier Wampas sur « Elle ne voulait pas ». Héritiers revendiqués de Parabellum, des Exploited et de Bad Religion, les Rennais ont traversé les décennies sans jamais désarmer, passés notamment par le Hellfest. Prochain arrêt : les Tanzmatten de Sélestat.




















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