Les Cornouailles ont fait des groupes de folk et des groupes de métal ; Willie and the Bandits — que l'on trouve
aussi sous la graphie officielle Wille and the Bandits — en tirent un blues rock racines, nourri d'un pays que le
quatuor compare volontiers au Sud profond américain : côte sauvage, temps atlantique, routes sans bout. Wille
Edwards tient la slide et le lap steel, Stevie Watts l'orgue Hammond — distingué comme instrumentiste de l'année du
blues britannique —, Harry Mackaill la basse et Zach O'Loughlin la batterie.
La scène a vu ce que le disque laisse deviner. BBC Radio 1 a classé la bande parmi les dix groupes à ne pas manquer
au Glastonbury Festival, la télévision allemande de Rockpalast les a invités, les Jeux olympiques de Londres
aussi, et les tournées en première partie ont eu pour voisins Deep Purple, Status Quo, Joe Bonamassa —
dont le frontman vante le slide de Wille Edwards —, Beth Hart, qui admire la voix et les chansons, et Warren Haynes.
La discographie suit la pente, de Samsara (2007) à Salt Roots (2026), en passant par New Breed (2010),
Grow (2013), Steal (2017), Paths (2019) et When The World Stood Still (2021). Le dernier album,
capté en une prise comme un concert, creuse l'identité du groupe : mines d'étain corniques (« Wheal Jane »),
appartenance à la terre, responsabilités écologiques. On y entend ce que la critique y a reconnu de Led Zeppelin,
Pink Floyd, Ben Harper ou John Butler Trio — des voisins affichés, dont le quatuor a appris à se
passer.










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