
Down annonce Volume V, son cinquième album, pour le 20 novembre
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Down a dévoilé ce mercredi le titre et la date de son cinquième album, Volume V, attendu le 20 novembre chez Nuclear Blast Records. C'est le premier disque studio complet du groupe depuis Down III : Over The Under en 2007, annoncé par le single « Blood Oath » et son clip, avec une apparition de King Diamond sur le morceau « Merciful Fate ».
Dix-neuf ans après Down III
Depuis Down III : Over The Under, sorti en 2007, le groupe n'avait plus livré de disque complet : les deux volets de Down IV, parus en 2012 et 2014, avaient pris la forme d'EPs plutôt que d'albums pleins. Volume V referme donc un silence discographique inédit dans l'histoire de Down, quintette né à La Nouvelle-Orléans en 1991 et devenu, au fil de trois décennies, l'une des formations les plus identifiables du rock et du metal du Sud des États-Unis.
Cinq musiciens, une même ville
Le groupe réunit Philip H. Anselmo, connu pour avoir mené Pantera, Pepper Keenan, guitariste et chanteur de Corrosion Of Conformity, Kirk Windstein, à la tête de Crowbar, ainsi que Jimmy Bower, guitariste d'Eyehategod, et le bassiste Pat Bruders. Tous se sont croisés adolescents dans divers groupes locaux avant de se retrouver, en 1991, pour la jam impromptue dont est né le désormais légendaire premier enregistrement du groupe, une démo trois titres qui allait poser les bases de NOLA, certifié disque de platine en 1995. « Aucun d'entre nous n'avait encore rien accompli quand on s'est connus, résume Pepper Keenan. On sonnait tous différemment, mais on vient du même quartier de vingt pâtés de maisons. C'est ça, ce qui rend Down particulier : il y a une histoire. »
Deux sessions dans le repaire d'Anselmo
Comme le veut une tradition remontant à Down II, l'essentiel de Volume V est né de deux sessions tenues au studio personnel de Philip Anselmo, surnommé Nodferatu's Lair et considéré par le groupe comme son véritable repaire. Les morceaux y ont pris forme sur le vif, dans des jams à cinq, tout au long de l'année 2025. Keenan et Windstein ont choisi d'enregistrer leurs parties de guitare simultanément, dans la même pièce, pour donner au disque un grain plus organique. « On était tous excités par ce disque, sourit Anselmo. Il y avait une légèreté dans l'air, une attitude positive, plus de concentration que jamais. Chacun cherchait quelque chose individuellement, et je crois qu'on a obtenu ce qu'on voulait. C'est un disque qui raconte un voyage : c'est du Down classique, mais c'est aussi unique. » Kirk Windstein va dans le même sens : « Tout le monde a joué comme un fou, écrit des riffs excellents, et Philip chante incroyablement bien. Il y a une telle électricité quand on se retrouve. Pour moi, c'est la même énergie que sur notre premier album NOLA, avec trente-cinq ans d'expérience de compositeurs en plus. »
Dix titres, un duo avec King Diamond
Volume V s'ouvre sur « The Myth », un morceau taillé pour poser le ton dès les premières mesures, entre chant puissant, rythmique écrasante et picking précis. Il compte aussi « Merciful Fate », où Anselmo croise le fer vocalement avec King Diamond sur un tempo de 120 battements par minute, les soli s'y succédant à un rythme effréné ; l'épouse de King Diamond, Livia Zita, y pose également quelques touches sombres. Le disque se referme sur « Twice-Told Tales », un morceau que Anselmo présente comme important à ses yeux : « C'est un mélange de riffs serrés et de blues rock, avec l'exigence du metal classique. Je sentais l'influence d'Ozzy Osbourne d'une manière étrange. » Entre les deux, huit autres titres complètent la tracklist : « Merciful Fate », « Turn Out The Light », « The Message », « Causeway Grief », « Blood Oath », « They Walk The Night », « They Came From Dust » et « Ozz ».
« Blood Oath », premier extrait
Le titre choisi comme carte de visite de l'album, « Blood Oath », repose sur un riff à la fois massif et entêtant, jusqu'à un refrain conçu comme un appel à se rassembler. Le morceau multiplie les clins d'œil à La Nouvelle-Orléans, ville dont le groupe tire une bonne partie de son identité. « Quiconque vient de La Nouvelle-Orléans va s'amuser avec les références à la ville, sourit Anselmo. Musicalement, il y a un gros hook. C'est une chanson de Down, mais qui prend un virage. » Pepper Keenan complète : « Tu sauras immédiatement que c'est Down. C'est lourd dans l'attaque. » L'album a été produit par Eddie Mapp avec le groupe, mixé par Dave Fortman et masterisé par Maor Appelbaum en Californie ; il paraîtra en CD, en formats numériques et en double vinyle, décliné en plusieurs coloris selon les points de vente.
Une tournée américaine déjà lancée
L'annonce tombe alors que Down est déjà sur les routes nord-américaines : la Strap It Down Tour, entamée le 15 août à Atlanta avec Helmet et Spirit In The Room en ouverture, doit se conclure le 4 septembre à Shakopee, dans le Minnesota, en première partie de Slayer aux côtés de Suicidal Tendencies et Hatebreed. Le parcours inclut aussi deux dates du Berzerkus Festival de Zakk Wylde, les 28 et 29 août à Scranton et Wantagh, aux côtés de Lamb Of God et Black Label Society. La suite de l'année verra Down se produire au festival Aftershock le 3 octobre, au Sick New World Texas le 24 octobre, puis clore la deuxième soirée du Decibel Magazine Metal & Beer Fest de Denver, le 5 décembre — un retour dans cette ville que le groupe n'avait plus foulée depuis plus de douze ans.
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