Adrian Belew est né le 23 décembre 1949 à Covington, dans le Kentucky. Autodidacte, il apprend la guitare en recopiant des disques et s'impose une seule règle : ne pas jouer comme les autres. Sa guitare parle — klaxons, cris d'animaux, sirènes, moteurs — et ce brouhaha mécanique deviendra sa signature.
Repéré en 1977 par Frank Zappa dans un bar de Nashville, il assure guitare et chant dans son orchestre pendant un an (Sheik Yerbouti, le film « Baby Snakes »), puis emmène la tournée Isolar II de David Bowie en 1978 et joue sur Lodger. En 1980, Talking Heads lui commande les solos de Remain in Light et l'emmène sur scène ; Tina Weymouth et Chris Frantz l'engagent pour Tom Tom Club — « Genius of Love » est de ceux-là. La même année, Robert Fripp l'appelle dans ce qui deviendra King Crimson : Belew en sera le chanteur et le second guitariste de 1981 à 2009, le frontman le plus durable de l'histoire du groupe, de Discipline à la reformation en sextuor de 1994.
Il mène de front une vingtaine d'albums solo — Lone Rhino (1982), Twang Bar King (1983), Mr. Music Head (1989) et son « Oh Daddy » passé à la radio, Young Lions (1990), Inner Revolution (1992), The Guitar as Orchestra (1995) —, des collaborations qui vont de Nine Inch Nails à Laurie Anderson, une guitare signature dessinée avec Parker et une nomination aux Grammy pour « Beat Box Guitar ». Aujourd'hui, il rouvre le répertoire des années 1980 de King Crimson au sein de Beat, aux côtés de Steve Vai, Tony Levin et Danny Carey.






























































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