Electric Callboy livre Tanzneid, un septième album qui transforme le breakdown en piste de danse

Electric Callboy livre Tanzneid, un septième album qui transforme le breakdown en piste de danse

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Electric Callboy a publié vendredi 7 août son septième album studio, Tanzneid, chez Century Media. Porté par la reprise détournée d'un classique de Sum 41 et par une collaboration avec BABYMETAL devenue l'un des tubes du groupe, le disque confirme la mue entamée avec Tekkno en 2022 — et la presse spécialisée l'accueille déjà comme l'un des sommets de sa discographie.

Le successeur naturel de Tekkno

Tanzneid est le prolongement direct de Tekkno, l'album de 2022 qui avait propulsé Electric Callboy en tête des classements allemands pour la première fois de sa carrière. Le groupe de Castrop-Rauxel, mené par les chanteurs Kevin Ratajczak et Nico Sallach, y pousse encore plus loin le mélange qui a fait sa signature : des riffs de metalcore qui percutent des synthés d'eurodance, des breakdowns brutaux surgissant quelques secondes après des refrains dignes d'une piste de danse. Le titre-titre, qui ouvre l'album, ne laisse aucun répit à l'auditeur, enchaînant synthés pulsés, riffs saturés et rythmiques de club sans temps mort.

Ratatata, la collaboration avec BABYMETAL qui a dépassé le disque

Le morceau le plus identifiable du disque n'est pas inédit : Ratatata, featuring BABYMETAL, était sorti en single dès 2024 et avait déjà connu une vie propre, utilisée par la WWE comme thème officiel de son événement Bash in Berlin la même année. Sur l'album, le titre reste l'un des moments forts, les mélodies acidulées de BABYMETAL venant rebondir sur les riffs écrasants et l'humour très second degré d'Electric Callboy. Loin de la simple collaboration-gadget que beaucoup redoutaient, la rencontre fonctionne comme une évidence.

Une reprise de Sum 41 changée en fusée eurodance

La plus grande surprise du disque reste sans doute la reprise de Still Waiting, classique pop-punk de Sum 41, qu'Electric Callboy transforme en spectacle façon Eurovision, synthés scintillants et paillettes à l'appui. Le choix s'inscrit dans une série de reprises détournées que le groupe cultive depuis plusieurs années, où des morceaux d'univers très différents — pop des années 1990, punk-rock — se retrouvent digérés par la machine à breakdowns du groupe. Le single The Way You Are, sorti en amont de l'album, poursuivait la même logique en mêlant ballade boys band fin de siècle et passages deathcore. Le disque compte aussi Let The Good Times Roll, featuring Dexter Holland de The Offspring, autre incursion du groupe vers le punk-rock version dancefloor. Les deux derniers titres, The Savior et Revery — ce dernier déjà sorti en single au printemps 2025 —, referment l'album sur une note plus lourde, où les riffs prennent le pas sur les synthés sans que le groupe ne perde ses refrains démesurés.

Un line-up chamboulé, Frank Zummo aux fûts

Tanzneid est aussi le premier album enregistré depuis le départ, en avril 2025, du batteur historique David Friedrich, présent depuis treize ans. C'est Frank Zummo, batteur de Sum 41 déjà venu dépanner le groupe ponctuellement lors d'une tournée australienne fin 2024, qui a repris le poste, d'abord pour les dates de tournée puis de façon durable. Il apparaît pour la première fois à l'image dans le clip du titre Tanzneid, dévoilé fin octobre 2025 en même temps que l'annonce de la tournée mondiale du même nom. Le reste du groupe reste inchangé : Kevin Ratajczak et Nico Sallach au chant, Daniel « Danskimo » Haniß et Pascal Schillo aux guitares, Daniel Klossek à la basse.

« On mélange un titre de boys band avec une fin deathcore »

Interrogés par Kerrang! à Boston à l'occasion de la sortie de l'album, Kevin Ratajczak et Nico Sallach ont résumé la philosophie du groupe : la liberté totale de puiser dans n'importe quel registre sans se soucier des frontières de genre, quitte à réveiller un titre pop des années 1990 pour le faire finir en mur de guitares saturées. C'est cette absence de filtre, revendiquée depuis le changement de nom du groupe — de Eskimo Callboy à Electric Callboy en 2022 — et le virage vers un registre plus ouvertement festif et comique, qui a permis à la formation de passer du statut de groupe culte de la scène metalcore allemande à celui de tête d'affiche capable de faire danser un champ de festivaliers.

Un accueil critique très favorable

La critique de Kerrang!, publiée le jour de la sortie, salue un disque qui « capture enfin le chaos glorieux d'un concert d'Electric Callboy », avec la note de 4 sur 5, recommandant l'album aux amateurs de BABYMETAL, Ice Nine Kills et Pendulum. D'autres titres spécialisés, de Metal Hammer à Wall Of Sound, ont salué un disque qui ne réinvente pas la formule du groupe mais qui la pousse à son paroxysme, quitte à laisser de côté les auditeurs déjà rétifs à son énergie de fête permanente. Le groupe, qui a défendu le disque cet été sur la scène principale du festival britannique Download avant de repasser par Wacken sous son alias DJ Electric Bassboy, poursuit actuellement sa tournée mondiale « TANZNEID World Tour », entamée fin 2025.

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