
Babymetal lance dans deux semaines la partie nord-américaine de son Fox Day World Tour
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Dans deux semaines, Babymetal pose le pied en Amérique du Nord pour la partie américaine de son Fox Day World Tour. Vingt dates, deux groupes en première partie et une tournée qui doit se refermer début octobre sur la scène d'un des plus gros festivals rock de Californie.
Une tournée annoncée un jour taillé pour ça
C'est le 31 mars, jour du « Fox Day » — la date que Babymetal consacre chaque année à ses propres annonces, en clin d'œil au renard qui accompagne l'imagerie du groupe depuis ses débuts —, que le trio japonais a dévoilé le programme nord-américain de sa tournée mondiale 2026. Les concerts doivent débuter le 30 août à San Diego et se poursuivre jusqu'au 3 octobre, pour une vingtaine de dates réparties entre les États-Unis et le Canada, avant une extension en Amérique latine.
En première partie : Halestorm, groupe de hard rock mené par Lzzy Hale, et Violent Vira, formation plus confidentielle appelée à découvrir un public autrement plus large que le sien. L'affiche, pensée pour faire dialoguer le kawaii metal de Babymetal avec le hard rock plus classique de Halestorm, doit notamment faire étape à Denver le 2 septembre, Chicago le 4, puis Toronto le 7, avant de poursuivre sa route à travers une vingtaine de villes nord-américaines.
Le point d'orgue : l'Aftershock Festival
La tournée se referme le 3 octobre par une apparition de Babymetal à l'Aftershock Festival, l'un des grands rendez-vous rock et metal de la côte ouest américaine, organisé chaque automne près de Sacramento. Une manière, pour le groupe, de clore sa tournée américaine sur une scène de festival plutôt que sur une salle, et de toucher un public plus large que celui de ses concerts en salle habituels.
METAL FORTH, remixé et réenregistré en public
L'annonce de la tournée s'est accompagnée de celle d'une édition deluxe de METAL FORTH, premier disque du genre dans la discographie du groupe. Aux dix titres de l'album original — dont les featurings déjà remarqués avec Electric Callboy sur « RATATATA », Slaughter to Prevail sur « Song 3 », Bloodywood sur « Kon! Kon! », Polyphia sur « Sunset Kiss », Spiritbox sur « My Queen » et Tom Morello sur « METALI!! » — s'ajoutent cinq titres inédits : deux remix de « from me to u », signés respectivement Major Lazer et Jordan Fish (par ailleurs coauteur du morceau original), ainsi que trois versions live captées à l'O2 Arena de Londres et à l'Intuit Dome de Los Angeles. Une manière classique, pour une tournée pensée à l'échelle d'un an, de prolonger la vie commerciale d'un disque déjà sorti plutôt que d'attendre un nouvel album pour repartir sur les routes — et de donner aux fans qui découvriraient le groupe pendant cette tournée un point d'entrée dans un catalogue construit, en grande partie, autour de collaborations avec des artistes extérieurs à la scène metal japonaise.
Une billetterie ouverte depuis avril
Les billets pour les dates américaines et canadiennes ont été mis en vente début avril, avec une prévente réservée aux fans du groupe le 6 avril, une seconde prévente via Citi le même jour, puis une ouverture au grand public le 10 avril. Cinq mois séparent donc l'ouverture de la billetterie du premier concert — un délai assez long pour une tournée nord-américaine, qui laisse deviner l'ampleur de la demande anticipée par les organisateurs pour un groupe dont chaque passage aux États-Unis attire, depuis plusieurs années, un public mêlant fans de metal et curieux venus découvrir le spectacle scénique très chorégraphié qui a fait la réputation du trio.
Kawaii metal, quinze ans après
Formé en 2010 autour d'un concept improbable — associer la J-pop la plus « mignonne » (kawaii, en japonais) à des riffs et des growls empruntés au metal extrême —, Babymetal a mis plusieurs années à convaincre au- delà du Japon avant de devenir, dans la décennie qui a suivi, l'une des rares formations asiatiques à remplir des salles de plusieurs milliers de places en Europe et en Amérique du Nord. La ligne du groupe a évolué au fil des ans, avec des changements de line-up et une sonorité de plus en plus proche du metal moderne — la liste des collaborateurs de METAL FORTH, qui va du rap russe de Slaughter to Prevail au djent de Polyphia, en dit long sur cette ouverture stylistique —, mais le principe de départ, un spectacle scénique très écrit porté par une imagerie de renard omniprésente, reste inchangé, tout comme ce rendez-vous du 31 mars devenu, année après année, l'occasion privilégiée pour le groupe d'annoncer ses plans.
Ce que la tournée dit du calendrier du groupe
Vingt dates en un peu plus d'un mois, une extension latino-américaine annoncée dans la foulée, une apparition dans un grand festival californien pour conclure : le programme dessine une année 2026 chargée, sans pour autant que Babymetal n'ait laissé filtrer, à ce stade, d'informations sur un nouvel album studio inédit. L'édition deluxe de METAL FORTH suffit, pour l'instant, à occuper l'attente — et à faire tourner une machine promotionnelle qui, depuis le 31 mars, n'a pas ralenti.
Reste à voir comment un public nord-américain, déjà largement acquis à la cause du groupe depuis ses premiers passages remarqués dans les grands festivals américains, accueillera cette formule à vingt dates, plus longue et plus systématique que les tournées ponctuelles auxquelles Babymetal avait pu habituer ses fans outre-Atlantique par le passé. La présence de Halestorm, groupe installé depuis longtemps sur les grandes scènes rock américaines, devrait à ce titre exposer le trio japonais à un public plus large que celui, déjà conquis, des salles spécialisées metal.
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