
Heavy Weekend 2026 - Jour 3 - Shaârghot, Ice Nine Kills, Three Days Grace, Electric Callboy
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Troisième et dernière soirée du Heavy Weekend, et l'affiche balaie large : du cyberpunk théâtral français à la fête EDM-metal allemande, en passant par le metalcore d'horreur et le rock alternatif canadien. Une clôture placée sous le signe du grand spectacle et du défoulement collectif.
Shaârghot
© Photos / Marwan Khelif
C'est Shaârghot qui lance la journée, et l'univers post-apocalyptique des Français impose d'emblée son atmosphère. Tous peints de noir, accompagnés de créatures sur échasses, ils déploient une mise en scène cyberpunk où l'on voit un personnage balancer de faux billets avant d'être faussement exécuté sur scène. Il y a déjà du monde, les gens sont chauds, et l'ambiance est énorme : un lancement de soirée aussi visuel que radical. Je ne connaissais pas le groupe mais c'est une belle découverte.
Ice Nine Kills
© Photos / GregH Photographer/GDP
Le metalcore théâtral et sanguinolent des Américains fait de nouveau mouche. Leur horror show, entre clins d'œil hollywoodiens et riffs acérés, maintient la tension avant les deux têtes d'affiche — acteurs en costume reconstituant des scènes de slashers, décors de série B, Spencer Charnas en maître de cérémonie d'un cinéma d'horreur à ciel ouvert. Aller voir un concert d'Ice Nine Kills, c'est un peu comme regarder un film ou assister à une représentation théâtrale — avec un soundtrack incroyable en prime.
Mais ce soir au Heavy Week-end, le show réserve une surprise de taille. Alissa White-Gluz — désormais chanteuse de DragonForce après son départ d'Arch Enemy — rejoint le groupe sur scène pour Twisting the Knife et A Work of Art, deux titres taillés pour mettre sa voix en valeur dans toute son étendue : des growls calibrés au cordeau, des envolées mélodiques qui illuminent les refrains, une présence scénique qui rivalise immédiatement avec celle du groupe. La rencontre fonctionne à merveille — deux univers qui se reconnaissent dans la même esthétique excessive et assumée. Pour ceux qui étaient là, c'est le moment de la journée dont on parlera encore longtemps.
Three Days Grace
© Photos / Marwan Khelif
Three Days Grace était très attendu, et pour cause : les Canadiens se présentent avec leur configuration à deux chanteurs, basse, guitare, batterie — et une guitare double manche en renfort. Si la balance n'est pas la plus réussie de la soirée, leur rock alternatif fédérateur déclenche des vagues continues de crowd surfers. Pour seulement leur troisième concert en France, l'accueil est chaleureux.
Electric Callboy
© Photos / Marwan Khelif
Et pour refermer l'édition 2026, Electric Callboy transforme le Nancy Open-Air en immense fête. Leur EDM-metal ultra-coloré, annonciateur d'un nouvel album à venir TANZNEID, fait exploser la fosse avec un triple circle pit simultané, des changements de costumes loufoques entre chaque chanson et tous leurs plus gros titres alignés sans répit — Ratatata, We Got the Move… Le public hurle « You got the move » jusqu'au bout. Difficile d'imaginer conclusion plus festive et plus délirante pour ces trois jours dédiés au metal.




































































































































