Ténor de Cleveland, né le 29 décembre 1952 dans une famille d’émigrés siciliens — son père Tony, dit « Big T », jouait lui-même du saxophone —, Joe Lovano a appris le métier dans les big bands de Woody Herman et de Mel Lewis avant de s’imposer à New York, d’abord aux côtés de John Scofield dans un quartet, puis dans le trio du batteur Paul Motian avec Bill Frisell, laboratoire dont il restera deux décennies la colonne vertébrale. Recruté par Blue Note en 1990, il y publie une vingtaine d’albums et récolte au passage un Grammy ; 52nd Street Themes, enregistré avec un nonette, y célèbre la tradition du bebop de la cinquante-deuxième rue. Les configurations se multiplient : duos et rencontres avec Hank Jones, Joshua Redman ou Greg Osby, quintet à deux batteurs Us Five autour d’Esperanza Spalding, Saxophone Summit avec Michael Brecker et Dave Liebman. Depuis 2019, il explore sur ECM une forme d’économie lyrique : Trio Tapestry avec Marilyn Crispell et Carmen Castaldi, l’Arctic Riff du trio de Marcin Wasilewski, puis un quartet aux côtés de Julian Lage. Multi-instrumentiste — clarinette, flûte, tárogató —, pédagogue à Berklee, Lovano reste avant tout un improvisateur à l’attaque large, capable de faire entendre un big band entier dans une seule phrase de ténor.




























































Commentaires