
Guitare en Scène 2026 - Jour 5 - The Carpets, This is Michael & Jennifer Batten, Frank Carducci, Alenko
TagsGuitare en ScèneAlenkoFranck CarducciJennifer BattenThe CarpetsThis is Michael
Pour cette cinquième et dernière soirée du festival, Guitare en Scène a choisi de refermer les feux avec un plateau aussi éclectique que généreux : le rock alternatif franco-portugais de The Carpets, l'hommage totalement inédit à Michael Jackson porté par This Is Michael et Jennifer Batten, et le cirque rock progressif de Franck Carducci & The Fantastic Squad. Entre les plateaux, Alenko aura tenu la scène Quartier Libre avec sa Franco-Pop'n'Groove électro-poétique.
The Carpets
© Photos / Marwan Khelif
Fondé par deux amis portugais installés à Paris, The Carpets ouvre cette dernière soirée avec un rock alternatif qui navigue habilement entre énergie brute et atmosphères planantes, quelque part entre Kings of Leon, Radiohead et Foals. Sur scène, à deux guitares, basse, batterie et clavier, le groupe s'impose dès les premiers accords — porté par un chanteur-guitariste particulièrement expressif, qui semble littéralement habité par chaque note. Un rock à la fois planant et dansant, qui donne le ton d'une soirée qui s'annonce riche en contrastes.
Alenko — scène Quartier Libre
© Photos / Marwan Khelif
Sur la scène Quartier Libre, Alenko déploie tout au long de la soirée son univers singulier, entre soul, groove et électro-pop francophone. Accompagné de sa guitare, de son chant en français et du human beatbox virtuose de Keumart, le trio romand installe une alchimie immédiate avec le public. L'occasion aussi de dévoiler en avant-première plusieurs titres inédits de « DuAL », son nouvel album attendu à l'automne 2026 — un beau clin d'œil pour clore cette dernière soirée sur une note à la fois locale et tournée vers l'avenir.
This Is Michael & Jennifer Batten
© Photos / Marwan Khelif
Unique date européenne pour ce featuring aussi inattendu que prometteur sur le papier : Lenny Jay, à la tête de « This Is Michael », et Jennifer Batten, légende vivante qui a accompagné Michael Jackson pendant dix ans sur ses tournées mondiales, réunis sur une même scène. Le show ne lésine pourtant sur aucun artifice — fumée, feux d'artifice, un drapeau français brandi en plein set, une troupe de danseurs et un casting complet (basse, guitare, clavier, batterie, et même une chanteuse en renfort du sosie) pour restituer gestes, moonwalk et mimiques iconiques du King of Pop. « Thriller », « Billie Jean », « We Are The World » : les tubes s'enchaînent sans interruption pendant deux heures, pensées davantage comme une grande célébration à la mémoire de Michael Jackson que comme un concert au sens classique. Mais l'ensemble reste étonnamment sage, presque trop appliqué dans sa reconstitution, et peine à véritablement décoller sur la durée. Le regret est d'autant plus grand du côté de Jennifer Batten : présente sur scène, elle qui a fait hurler les solos de « Beat It » ou « Dirty Diana » devant des stades entiers se retrouve cantonnée à un rôle finalement assez discret, avec trop peu d'espace laissé à sa propre virtuosité. On aurait clairement aimé l'entendre davantage s'exprimer en solo, plutôt que de la voir engloutie dans une reconstitution qui, à trop vouloir cocher toutes les cases de l'hommage, finit par manquer d'un supplément d'âme qu'elle seule, sans doute, pouvait vraiment lui offrir.
Franck Carducci & The Fantastic Squad
© Photos / Marwan Khelif
Pour refermer ce Guitare en Scène 2026, Franck Carducci & The Fantastic Squad livrent exactement le genre de spectacle promis : un rock en Technicolor, joyeusement excessif et débordant d'énergie. Guitare à double manche à la main, Franck Carducci se montre aussi investi que virtuose, allant jusqu'à dégainer une étrange antenne semblant détecter ses mouvements sur scène. Ailes de papillon, bulles, danse et une ribambelle d'instruments qui défilent : le quintette multiplie les idées scéniques sans jamais se départir de son sens de la mélodie grandiose. Un cirque rock'n'roll flamboyant, entre virtuosité et pure fête, qui referme cette dernière soirée du festival sur un sourire jusqu'aux oreilles et les cheveux en bataille — la meilleure façon possible de clore cette édition 2026.







































































































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